Le secteur de la construction en Belgique traverse une période de turbulences, avec un recul important du nombre de permis de construire au premier semestre 2025. Une situation préoccupante pour l’avenir du marché immobilier.
Avec seulement 44.195 permis de bâtir accordés en 2024, la Belgique enregistre son plus bas niveau depuis plus de vingt ans. Cette chute s’accompagne d’une augmentation du nombre de faillites dans le secteur, mettant en lumière des difficultés économiques majeures. Les organisations sectorielles, telles que Bouwunie et Embuild, pointent un double défi : la croissance démographique et les exigences liées à la transition énergétique et climatique, qui nécessitent un volume important de nouvelles constructions. Pourtant, le nombre de permis continue de baisser, ce qui aggrave la situation.
Un nombre de permis de construire qui risque encore de baisser
Les prévisions pour 2025 ne sont pas plus rassurantes. Embuild, la fédération des entreprises de construction, s’attend à une nouvelle baisse de 3,5 % des nouvelles constructions, tandis que la rénovation pourrait légèrement augmenter de 1,1 %. Malgré ces prévisions peu optimistes, les besoins en logements restent énormes, avec 75.000 nouveaux logements estimés nécessaires d’ici 2030 pour répondre à la demande croissante, rapporte la RTBF. Le secteur, déjà fragilisé par les difficultés économiques et l’augmentation des faillites, fait face à un paradoxe : alors que les besoins sont élevés, les permis se font de plus en plus rares.
Face à cette crise, les fédérations réclament des mesures de soutien urgentes de la part du gouvernement, notamment dans le domaine fiscal, des droits d’enregistrement, des primes et des prêts. Un soutien qui pourrait permettre de relancer l’activité, stimuler la construction neuve et répondre aux objectifs climatiques tout en créant des emplois. Le défi est de taille : rétablir l’équilibre entre les besoins de construction, la situation économique et la transition écologique. Pour cela, une action forte et rapide s’impose pour éviter une crise plus profonde dans le secteur de la construction belge.








