Le rendement garanti des pensions complémentaires pour l’année 2026 restera fixé à 2,5 %, un taux confirmé par la FSMA, l’Autorité des services et marchés financiers. Ce maintien survient dans un contexte économique où les rendements des obligations d’État et les taux d’intérêt varient de manière significative.
Entre 2016 et 2024, le rendement garanti était de 1,75 %, un niveau bas en raison des taux d’intérêt également faibles. Toutefois, ce taux a été relevé en 2025, pour atteindre les 2,5 %, et sera reconduit pour 2026, offrant ainsi une stabilité dans un climat financier marqué par l’incertitude.
La fluctuation du rendement garanti et son lien avec les obligations d’État
Depuis la réforme de 2003, les employeurs ont la responsabilité de garantir un rendement minimum sur les pensions complémentaires. Ce taux, qui était de 1,75 % de 2016 à 2024, s’adapte désormais aux évolutions économiques, notamment aux rendements des obligations d’État belges à 10 ans. À partir de 2025, un relèvement du taux a été décidé, portant celui-ci à 2,5 %, et cette valeur est maintenue pour l’année 2026, annonce la FSMA.
La fluctuation du rendement garanti est désormais encadrée par une fourchette qui varie entre 1,75 et 3,75 %. Ce mécanisme de variation dépend directement des rendements des obligations d’État belges à 10 ans, qui servent de référence dans la détermination de ce taux. En période de taux bas, comme c’était le cas pendant plusieurs années après la crise financière, le rendement garanti restait logiquement plus bas. Cependant, avec la reprise économique et les ajustements des taux d’intérêt par les banques centrales, il devient possible d’offrir un rendement légèrement plus élevé tout en maintenant un équilibre financier pour les fonds de pension.
La montée à 2,5 % en 2025 a répondu à une situation économique plus stable, avec des taux d’intérêt plus élevés dans certains secteurs financiers. Toutefois, ce taux pourrait potentiellement augmenter dans les années à venir, en fonction de l’évolution des rendements des obligations d’État et de la situation économique générale. Néanmoins, la fourchette de fluctuation, de 1,75 % à 3,75 %, permet aux fonds de pension de s’ajuster sans compromettre leur stabilité financière à long terme.
Le rôle des employeurs et des assurances dans la gestion des pensions complémentaires
Dans le cadre de la loi de 2003, les employeurs ont l’obligation de garantir ce rendement minimal pour les pensions complémentaires. Afin de respecter cet engagement, ils se tournent généralement vers des compagnies d’assurances, qui prennent en charge la gestion des fonds et assurent le versement du rendement garanti. Ces compagnies utilisent une combinaison d’investissements pour générer des rendements suffisants pour honorer ces garanties, tout en cherchant à limiter les risques liés à l’instabilité économique.
Les assureurs, en fonction des marchés financiers, doivent ainsi ajuster leurs portefeuilles d’investissement pour s’assurer de pouvoir verser le rendement garanti tout en optimisant la rentabilité. Dans un environnement économique volatile, où les taux d’intérêt peuvent évoluer rapidement, la gestion de ces fonds devient un exercice délicat. Le maintien de ce rendement à 2,5 % en 2026, dans un contexte où les taux d’intérêt varient, montre que les compagnies d’assurances ont su trouver un équilibre entre rentabilité et sécurité pour les bénéficiaires des pensions.
Ainsi, si ce rendement garanti représente une garantie précieuse pour les travailleurs, il repose également sur une gestion rigoureuse et proactive des fonds de pension, et sur la capacité des assureurs à naviguer à travers des marchés de plus en plus complexes.








