Le gouvernement fédéral engage un nouveau train de mesures budgétaires. Face à des dépenses publiques jugées trop rigides, il a choisi de cibler les fonctionnaires avec deux leviers principaux : une restriction des remplacements en cas de départs et une réforme du financement des pensions statutaires.
À partir de 2026, chaque administration devra respecter une règle de non-remplacement partiel : seuls deux départs à la retraite ou fins de contrat sur cinq pourront être remplacés, tant que l’objectif d’économie n’est pas atteint. Ce principe s’appliquera de manière différenciée, selon les enveloppes notifiées à chaque institution. Les ministères en charge de missions de sécurité – Intérieur, Défense, Justice et police – sont exemptés de cette règle, en raison de leur statut opérationnel.
Cette mesure n’interdit donc pas totalement les recrutements, mais limite fortement leur rythme. Elle devrait permettre d’économiser 100 millions d’euros dès 2026. Le gouvernement prévoit une montée en puissance de cette économie jusqu’à 175 millions par an à partir de 2029.
Cotisation patronale sur les pensions des fonctionnaires
Deuxième levier : la création d’une cotisation patronale progressive sur les pensions des fonctionnaires. Actuellement intégralement financées par l’État, les pensions statutaires seront désormais cofinancées par les institutions qui emploient les agents. Cette contribution démarrera à 9,5 % en 2026, pour atteindre 38 % en 2029, indiquent nos confrères du Soir.
Ce nouveau mécanisme vise à responsabiliser davantage les services en matière de gestion des ressources humaines et à introduire une forme d’équité avec le secteur privé. Il devrait rapporter 100 millions d’euros en 2027, pour un total estimé de 284 millions sur quatre ans.
Une stratégie d’économies sans hausse d’impôts
En combinant ces deux mesures, le gouvernement espère économiser 459 millions d’euros sur la période. Ces décisions s’inscrivent dans un plan plus vaste de réduction de 9,2 milliards d’euros des dépenses structurelles. L’exécutif affirme vouloir agir sans toucher à la fiscalité, en misant sur une gestion plus stricte de l’appareil administratif. Chaque administration recevra une feuille de route budgétaire spécifique.








