À partir de janvier 2026, les ménages wallons bénéficieront de nouvelles plages horaires pour leurs contrats bihoraires, ainsi qu’une tarification incitative qui pourrait leur permettre d’économiser jusqu’à 576 euros par an sur leur facture d’électricité.
Actuellement, les consommateurs qui ont un contrat bihoraire profitent de périodes d’heures creuses, en général entre 22h et 7h, et les week-ends. Cependant, dès 2026, ce système évoluera pour offrir davantage de plages horaires étendues. Concrètement, la notion de week-end disparaît et des périodes de 16 heures creuses par jour seront désormais disponibles.
En pratique, les heures creuses seront réparties sur deux grandes périodes : de 22h à 7h, et de 11h à 17h, tandis que les heures pleines seront de 7h à 11h et de 17h à 22h. Ce nouveau découpage vise à mieux répartir la consommation d’électricité sur la journée, notamment dans un contexte de transition énergétique et de production d’électricité renouvelable.
La nouvelle tarification « Impact »
Pour encourager encore plus de répartition des consommations, une nouvelle tarification incitative, appelée « Impact », sera mise en place. Ce tarif sera divisé en trois catégories : vert (éco) pour les heures les moins chères, orange (médium) pour les heures moyennes et rouge (pic) pour les heures les plus chères. L’idée est de réduire les coûts pour les consommateurs qui ajustent leur consommation à des heures moins sollicitées par le réseau.
Les ménages qui choisissent ce tarif et qui adaptent leur consommation pourront réaliser des économies substantielles. Par exemple, un consommateur standard, qui utilise environ 3 500 kWh par an, pourrait économiser jusqu’à 16 euros par an en optant pour le tarif incitatif sans modifier ses habitudes. Mais en ajustant ses horaires de consommation, il pourrait économiser jusqu’à 54 euros par an.
Les ménages ayant une consommation plus élevée – comme ceux équipés de pompes à chaleur ou de voitures électriques – pourraient économiser jusqu’à 576 euros par an, en modifiant leur comportement pour tirer parti des heures « vertes » et « oranges » où l’électricité est moins coûteuse.
Une évolution nécessaire pour faire baisser les factures d’élecricité
Ces changements ne sont pas seulement une réponse à l’évolution de la production d’énergie mais aussi une tentative de réduire les coûts pour les consommateurs et d’optimiser l’utilisation du réseau électrique. Grâce à ces réformes, la Wallonie cherche à promouvoir une consommation plus durable et répartie, en incitant les ménages à devenir plus actifs dans la gestion de leur consommation énergétique.








