Le gouvernement belge émet un nouveau bon d’État à un an avec un coupon net de 1,47 %. La souscription débutera le 21 février 2025 et s’étendra jusqu’au 3 mars.
Cette émission intervient après le succès mitigé de décembre dernier, où l’État avait levé 52,8 millions d’euros. Ce taux, inférieur aux précédents, reflète la tendance baissière des rendements obligataires.
Un taux en baisse pour les épargnants
L’Agence fédérale de la Dette a annoncé que le bon d’État à un an sera proposé avec un coupon brut de 2,10 %, soit 1,47 % net après retenue fiscale. Pour le bon à 10 ans, le taux est fixé à 2,03 % net (2,90 % brut). Le prix d’émission de ces obligations est maintenu à 100 %, garantissant aux investisseurs la récupération de leur capital à l’échéance.
Cette offre fait suite à la précédente émission de décembre, qui avait levé 52,8 millions d’euros. En comparaison, l’énorme succès du bon d’État de septembre 2023 – qui avait permis à l’État de récolter plus de 21 milliards d’euros – semble aujourd’hui difficile à réitérer. La baisse des rendements s’explique notamment par l’évolution des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) et la diminution progressive de l’inflation.
Les investisseurs intéressés auront jusqu’au 28 février pour souscrire via le service des Grands-Livres, et jusqu’au 3 mars en passant par les établissements placeurs. L’émission effective des bons d’État interviendra ensuite le 4 mars 2025.
Un contexte moins favorable pour les placements d’État
L’attrait des bons d’État belges a considérablement diminué depuis le succès de septembre 2023. À l’époque, l’offre compétitive de l’État belge avait incité des milliers d’épargnants à délaisser leurs comptes d’épargne pour profiter d’un rendement net plus avantageux. Cela dit, avec un coupon de 1,47 %, ce nouvel emprunt semble moins attractif face aux alternatives bancaires actuelles.

En effet, certaines banques belges proposent encore des taux supérieurs à 2 % sur des produits d’épargne réglementés, bien que ces rendements tendent à baisser. De plus, le climat économique actuel incite les investisseurs à rechercher des opportunités plus rémunératrices, notamment via des obligations d’entreprises ou des placements boursiers.
Par ailleurs, les décisions de la Banque centrale européenne concernant les taux directeurs auront une influence directe sur les futures émissions de bons d’État. Une éventuelle baisse des taux pourrait réduire encore davantage les coupons des prochains emprunts publics. Ainsi, les investisseurs doivent prendre en compte l’évolution des marchés avant de souscrire à cette nouvelle offre de bon d’État.








