La Belgique en plein boom immobilier : pourquoi le nombre de logements a explosé en 30 ans ?

La Belgique a connu une forte augmentation du nombre de logements au cours des 30 dernières années, avec des disparités notables entre les régions.

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La Belgique en plein boom immobilier : pourquoi le nombre de logements a explosé en 30 ans ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

La Belgique a connu une forte croissance du nombre de logements au cours des trois dernières décennies, selon les dernières données publiées par Statbel. Avec près de six millions de logements, cette augmentation a des implications importantes pour le marché immobilier et l’aménagement du territoire.

Au 1er janvier 2025, la Belgique comptait environ 5,828 millions de logements, soit une augmentation de 32 % par rapport à 1995. En parallèle, le nombre de bâtiments a aussi progressé, mais de manière plus modérée, avec une hausse de 17 %, pour atteindre environ 4,668 millions. Cette évolution souligne une forte demande en logements dans le pays, ainsi qu’une expansion continue de l’infrastructure urbaine.

Les différentes régions du pays ont connu des évolutions disparates. La Région flamande, par exemple, affiche une augmentation significative de 34 % du nombre de logements et de 18 % des bâtiments. Ces chiffres de Statbel montrent un dynamisme immobilier important, notamment en raison d’une forte croissance démographique et d’un développement économique dans cette région.

En revanche, la Région wallonne a enregistré une augmentation de 31 % des logements et 18 % des bâtiments. Bruxelles, quant à elle, connaît une croissance plus modeste, avec une hausse de 22 % du nombre de logements et seulement 1 % des bâtiments, ce qui reflète une évolution plus lente de l’offre dans la capitale.

Des différences notables dans l’âge des logements

L’âge des bâtiments varie également considérablement d’une région à l’autre. En Flandre, près de 35 % des bâtiments ont été construits après 1981, un chiffre bien supérieur à celui de la Wallonie, où seulement 23 % des bâtiments ont été édifiés après cette date. Bruxelles, en revanche, présente un pourcentage bien plus faible, avec seulement 7 % de ses bâtiments construits après 1981, ce qui souligne un marché immobilier plus ancien et un rythme de rénovation moins élevé.

Implications pour le marché immobilier

Ces chiffres soulignent la dynamique du marché immobilier belge et montrent des disparités régionales importantes. Le secteur immobilier flamand semble particulièrement prospère, tandis que Bruxelles peine à suivre le rythme. Cela pourrait avoir un impact sur les politiques de logement et de développement urbain dans les années à venir, nécessitant des investissements ciblés pour répondre à la demande croissante dans certaines régions.

La Belgique a vu une augmentation importante du nombre de logements au cours des 30 dernières années, surtout en Flandre, mais avec des disparités notables en matière d’âge des bâtiments et de croissance urbaine. Cette évolution aura des répercussions sur la gestion de l’espace et les politiques publiques liées à l’immobilier dans les décennies à venir.

 

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