Le prix du mazout explose, atteignant son plus haut niveau en près de cinq mois. Cette hausse, qui touche de nombreux foyers chauffés au mazout, alourdit encore un peu plus les dépenses énergétiques des consommateurs.
À partir du 20 novembre, le prix du mazout pour les commandes de 2.000 litres et plus grimpe à 0,8905 euro par litre, marquant une augmentation de 3,1 centimes par rapport au tarif précédent. Pour les volumes inférieurs à 2.000 litres, le prix maximal s’établit à 0,9308 euro. Cette évolution est directement liée à la fluctuation des cotations des produits pétroliers et de leurs biocomposants sur les marchés internationaux.

Une énième hausse du prix du mazout de chauffage en seulement un mois
Le Service public fédéral Économie a annoncé cette hausse, précisant que le prix du mazout avait déjà augmenté d’un cinquième en l’espace d’un mois. Ce pic de prix représente le niveau le plus élevé observé depuis près de cinq mois, soulignant la volatilité du marché du pétrole et son impact sur les consommateurs européens. Alors que les températures commencent à chuter, cette hausse survient à un moment où les foyers commencent à augmenter leur consommation de chauffage.
Pour les consommateurs, cette hausse des prix pèse lourd dans un contexte de reprise économique après la pandémie. Les ménages utilisant le mazout pour le chauffage risquent de voir leurs factures augmenter considérablement, à une époque où l’inflation sur les biens de consommation est déjà un défi. Les prix des autres sources d’énergie, telles que l’électricité et le gaz, ont également connu des hausses importantes ces derniers mois, exacerbant ainsi la pression financière sur les ménages.
Comment expliquer cette flambée des prix ?
Les experts pointent plusieurs facteurs expliquant cette tendance à la hausse, notamment la hausse des prix du pétrole brut et des difficultés d’approvisionnement en biocarburants. En outre, les tensions géopolitiques et la demande croissante sur les marchés mondiaux contribuent également à cette flambée des prix. En Belgique, cette situation inquiète particulièrement les foyers à faible revenu, qui dépendent en grande partie du mazout pour se chauffer.
Certains se tournent vers des alternatives, comme les pellets ou les pompes à chaleur, mais ces solutions restent souvent coûteuses à installer, ce qui limite leur adoption. Face à cette situation, plusieurs appels à des solutions durables ont été lancés, tout en soulignant l’urgence de la transition énergétique pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles et mieux protéger les consommateurs face à de telles hausses de prix.








