Le marché automobile belge poursuit sa tendance négative en 2025, avec une baisse importante des immatriculations de voitures neuves. En août 2025, les immatriculations ont chuté de 10,9 %, soit un total de 26.120 véhicules neufs, par rapport au même mois de l’année précédente.
Cette situation reflète une contraction globale du marché, avec un recul de 10 % sur les huit premiers mois de l’année, totalisant 292.349 voitures neuves. Malgré la hausse des ventes chez les particuliers, le secteur des entreprises continue de souffrir, avec une chute de 19 % des immatriculations pour les clients professionnels.
La crise des immatriculations : les ventes aux entreprises en chute libre
En dépit d’une légère reprise des ventes auprès des particuliers, le marché automobile belge enregistre une baisse continue du côté des clients professionnels. Les immatriculations des entreprises ont chuté de 19 % en août 2025 par rapport à l’année précédente. Ce phénomène contraste fortement avec la tendance des ventes aux particuliers, qui ont progressé de 5,3 %. Cela signifie que bien que les consommateurs privés semblent davantage enclins à acheter des véhicules neufs, les entreprises, qui constituent traditionnellement un moteur majeur du marché, sont beaucoup moins nombreuses à procéder à de nouvelles immatriculations.
Les raisons de cette situation sont multiples. D’abord, l’incertitude économique qui plane sur de nombreux secteurs d’activité incite les entreprises à réduire leurs investissements, notamment en matière de flottes de véhicules. De plus, les politiques fiscales, avec les incitations croissantes pour les véhicules hybrides et électriques, représentent un coût supplémentaire que certaines entreprises hésitent à assumer dans un contexte économique incertain. Ainsi, l’achat de véhicules neufs devient souvent un luxe qu’elles peuvent reporter ou substituer par des véhicules d’occasion moins coûteux.
Bien que le segment des particuliers reste plus dynamique, il convient de souligner que les immatriculations des entreprises représentent encore 55,6 % du total des ventes, selon la Febiac. Cela montre que, malgré la progression des ventes chez les particuliers, les flottes d’entreprises continuent de jouer un rôle central dans l’équilibre du marché automobile belge.
La montée en puissance du marché de l’utilitaire léger
En revanche, certains segments du marché automobile belge connaissent une forte dynamique. Le secteur des véhicules utilitaires légers (VUL) continue de se distinguer par une croissance impressionnante. En août 2025, les immatriculations d’utilitaires légers ont enregistré une hausse de près de 31 % par rapport au mois d’août 2024, avec 5.124 véhicules immatriculés. Sur les huit premiers mois de l’année, ce secteur affiche une progression de 12,9 %, avec un total de 50.388 immatriculations, relate Sudinfo.
Cette tendance peut être expliquée par plusieurs facteurs. Premièrement, les entreprises, qui réduisent leurs achats de voitures particulières, se tournent de plus en plus vers les véhicules utilitaires pour répondre à leurs besoins logistiques. De plus, l’essor du commerce en ligne, ainsi que la demande croissante pour des livraisons de proximité, booste les besoins en utilitaires légers, contribuant ainsi à cette croissance soutenue. En conséquence, le marché des utilitaires légers reste l’un des rares segments à afficher une dynamique positive en 2025, apportant une bouffée d’air frais au marché global.
Par ailleurs, les véhicules utilitaires lourds, bien que connaissant une tendance générale de baisse sur l’année, ont enregistré une légère hausse en août, avec un recul limité de 4,5 % pour les véhicules de moins de 16 tonnes et de 3,4 % pour ceux de plus de 16 tonnes. Ces chiffres montrent que le secteur des transports professionnels, même s’il est affecté par la conjoncture, conserve une certaine stabilité dans un contexte globalement difficile.







