Les loyers des petits appartements continuent d’augmenter à un rythme inquiétant. En 2025, la location d’un studio ou d’un appartement d’une chambre devient de plus en plus inaccessible pour une partie importante de la population.
Louer un appartement d’une chambre coûte désormais en moyenne 753 euros par mois, ce qui représente une augmentation de 3,8 % par rapport à l’année précédente. En comparaison, les appartements de deux chambres, dont la location s’élève en moyenne à 881 euros par mois (+2,5 %), ne présentent plus qu’un écart de 128 euros, indique La Libre. Cette différence autrefois plus marquée entre les petites et grandes surfaces se réduit donc de manière significative.
Les petites surfaces, et notamment les studios ou appartements d’une chambre, sont de plus en plus rares sur le marché. Cette rareté explique en grande partie leur hausse de prix, rendant l’accès au logement encore plus difficile, notamment pour les personnes seules, souvent les plus vulnérables sur le marché locatif.
Les raisons de cette hausse des loyers
Le groupe immobilier Dewaele souligne que les petites surfaces sont de plus en plus demandées, notamment par les jeunes actifs et les personnes seules, ce qui accentue leur rareté. L’augmentation des prix de l’immobilier, couplée à la pression démographique dans certaines grandes villes, contribue à cette tendance. En outre, la demande croissante pour des logements plus petits, plus accessibles et souvent mieux situés, accentue encore la hausse des loyers dans ce segment.
En quatre ans, le coût de la location d’un appartement d’une chambre a grimpé de 23 %, une évolution préoccupante qui affecte une partie importante de la population. Ce phénomène touche particulièrement les grandes agglomérations, où la demande pour des petites surfaces est particulièrement élevée.
Les conséquences sur les ménages à revenus modestes
Cette hausse des loyers pèse lourdement sur les budgets des ménages à revenus modestes. Les personnes seules, souvent avec des salaires plus faibles, sont particulièrement impactées par cette évolution, ce qui les pousse à faire des compromis sur leur qualité de vie. La situation est d’autant plus préoccupante que, dans de nombreuses villes, les loyers des petites surfaces représentent une part de plus en plus importante du revenu des locataires.
Des solutions envisageables ?
Face à cette situation, plusieurs solutions sont proposées pour limiter la hausse des loyers. Parmi celles-ci, on trouve la régulation des loyers, l’augmentation de l’offre de petits logements accessibles et le soutien direct aux ménages les plus vulnérables. Toutefois, ces solutions nécessitent des engagements politiques et des actions concrètes pour éviter que la hausse des loyers ne devienne une entrave majeure à l’accès au logement pour de nombreuses personnes.








