En Belgique, les femmes poursuivent leur domination dans le secteur de l’enseignement supérieur. En 2025, elles sont largement plus diplômées que les hommes, avec un écart de 15 % qui ne cesse de se creuser. Ces chiffres sont le reflet d’une tendance qui s’est intensifiée au fil des années, mais ils soulèvent aussi la question des inégalités persistantes entre les sexes dans le domaine éducatif.
Depuis le début des années 2000, l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur a connu une évolution spectaculaire. En 2000, un peu plus d’un tiers des jeunes Belges de 25 à 34 ans étaient diplômés de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, ce chiffre a dépassé les 50 % et atteint 52,7 % en 2025, selon les données de Statbel. Cette progression a été particulièrement marquée chez les femmes, dont le pourcentage de diplômées ne cesse de croître.
Un écart de plus en plus large entre hommes et femmes
L’écart entre les hommes et les femmes dans l’enseignement supérieur est frappant. En 2025, plus de 60 % des femmes de 25 à 34 ans sont titulaires d’un diplôme supérieur, contre seulement 45,2 % des hommes. L’écart, qui était de 5,9 points de pourcentage en 2000, a atteint 15,1 points de pourcentage en 2025. Ces données soulignent une différence marquée dans l’accès à l’éducation entre les sexes, avec les femmes qui continuent de dominer les bancs des universités et autres institutions d’enseignement supérieur.
Les disparités régionales influencent les chiffres
Le taux de diplômés varie également en fonction des régions. À Bruxelles, la proportion de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur atteint 63,5 %, soit la plus haute en Belgique. En Flandre, ce chiffre est plus bas, à 53,5 %, tandis qu’en Wallonie, il chute à 46,3 %, souligne RTL. Dans chacune des trois régions, les femmes restent les plus nombreuses à être diplômées, mais l’écart entre les hommes et les femmes est particulièrement notable en Wallonie, où il atteint 16,2 points de pourcentage.
Un facteur d’inégalités persistantes
La domination des femmes dans l’enseignement supérieur est un signe positif de progrès pour l’égalité des genres, mais elle met également en lumière un problème plus large : les inégalités entre les sexes qui perdurent. Bien que les femmes aient gagné du terrain dans ce domaine, les hommes restent à la traîne, ce qui peut se traduire par des défis sur le marché du travail. En outre, les disparités régionales montrent que l’accès à l’éducation supérieure reste un enjeu à multiples facettes.








