En mars 2026, l’inflation en Belgique a connu une légère hausse, passant de 1,45 % à 1,65 %. Bien que cette augmentation soit modérée, les experts s’interrogent sur l’impact des révisions des tarifs de l’énergie qui pourraient provoquer un nouveau pic inflationniste dès le mois d’avril. Les prix des carburants ont bondi, tandis que d’autres secteurs ont connu une baisse. Le risque d’une inflation galopante reste une inquiétude, notamment avec les hausses à prévoir dans les prochains mois.
Le mois de mars a vu une modeste augmentation de l’inflation en Belgique, principalement due à la hausse des prix des carburants, qui ont grimpé de 13,8 %. En revanche, des baisses dans certains secteurs, comme l’électricité (-4,4 %) et la viande (-1,8 %), ont ralenti la progression globale de l’inflation. Le SPF Économie a ainsi relevé un impact mixte des hausses et baisses de prix, mais la tendance reste préoccupante. Si les consommateurs ont pu respirer un peu en mars, avril pourrait être un mois plus difficile à cause de la mise à jour des prix de l’énergie.
Inflation : la hausse des prix de l’énergie comme moteur principal
L’une des principales causes d’inquiétude reste la hausse des prix de l’énergie. Les fournisseurs d’énergie en Belgique ont récemment réajusté leurs tarifs fixes, ce qui pourrait entraîner une augmentation de plus de 600 euros par an pour les consommateurs. Ces hausses auront non seulement un impact direct sur les factures de gaz et d’électricité, mais pourraient également entraîner une inflation généralisée. Selon l’économiste Philippe Ledent, cette augmentation des coûts de l’énergie se propage en trois phases : d’abord les prix de l’énergie, puis l’effet sur le transport et les produits industriels, et enfin, une hausse générale des prix dans tous les secteurs, rapporte RTBF.
Un effet indirect sur d’autres secteurs
Les experts préviennent que la hausse des prix de l’énergie pourrait aussi toucher d’autres secteurs, comme l’alimentation, les services de transport ou l’industrie. L’impact se fera sentir dans la hausse des coûts de production, qui entraînera à terme une augmentation des prix à la consommation. Ces hausses se feront sentir dans les prochaines semaines, bien que la vitesse et l’ampleur du phénomène restent incertaines. En effet, la situation économique actuelle est différente de celle de 2022, ce qui pourrait freiner l’ampleur des hausses de prix.
Une autre inconnue dans l’équation inflationniste est la guerre en Ukraine, qui continue d’impacter le marché de l’énergie. La prolongation du conflit pourrait entraîner des hausses supplémentaires des prix des carburants et de l’énergie, alimentant ainsi l’inflation. Les experts estiment qu’un choc durable de l’énergie pourrait bien se propager dans toute l’économie belge, mais restent partagés sur la durée et l’ampleur de cet effet.








