L’inflation en Belgique, bien qu’en baisse, reste plus élevée que chez ses voisins européens. En 2025, la Belgique a enregistré une inflation de 3%, contre 2,3% en Allemagne et 0,9% en France. Mais pourquoi cette différence persiste-t-elle malgré une baisse générale des prix ?
Selon le rapport annuel de l’Observatoire des prix du SPF Economie, l’inflation en Belgique a chuté à 3 % en 2025, après un taux plus élevé de 4,3 % en 2024. Bien que cette baisse soit considérable, elle reste largement supérieure aux taux observés en Allemagne (2,3 %) et en France (0,9 %). En 2025, l’inflation totale en Belgique a ainsi été plus de trois fois plus élevée que celle observée en France, ce qui soulève des questions sur les raisons derrière cet écart.

Les raisons de cet écart : l’énergie et les prix de gros
Une des principales raisons de cette inflation plus élevée en Belgique réside dans l’augmentation des coûts de l’énergie. En 2025, les prix de gros du gaz et de l’électricité ont continué d’augmenter, entraînant une hausse des coûts pour les consommateurs belges. Cette situation s’explique également par une augmentation des tarifs de réseau, une composante majeure des factures d’énergie en Belgique.
De plus, la suppression des mesures de soutien accordées pendant la crise énergétique a eu un impact direct sur l’augmentation des prix, accentuant la différence entre la Belgique et ses voisins. Les prix des produits alimentaires transformés, quant à eux, ont connu une baisse importante de 12,6 % en 2025, ce qui a contribué à une certaine réduction de l’inflation. Toutefois, cette baisse n’a pas suffi à compenser l’augmentation des coûts dans d’autres secteurs, notamment l’énergie et certains services, explique Le Soir.
L’inflation des services : un facteur persistant
L’inflation dans le secteur des services est l’un des moteurs principaux de l’inflation en Belgique. En 2025, le rythme de hausse des prix des services a ralenti, mais il est resté élevé à 3,7 %. Ce ralentissement fait suite à un pic de 6,3 % en 2023. Néanmoins, l’inflation des services demeure significative, particulièrement en ce qui concerne les loyers, la réparation des véhicules privés et les services de restauration. Ces éléments ont contribué à maintenir une pression inflationniste élevée, en particulier dans les grandes agglomérations.
En ce qui concerne les biens industriels non énergétiques, les prix sont restés stables en 2025. Cependant, les matières premières pour les produits alimentaires transformés ont vu une chute notable de leurs coûts. Cela a permis de réduire quelque peu l’impact sur les prix à la consommation dans ce secteur. Malgré cela, les prix dans l’industrie alimentaire ont continué à augmenter, bien que plus modérément.








