En Wallonie, les taux d’imposition locaux varient fortement d’une commune à l’autre, affectant le budget des ménages et des propriétaires immobiliers. En 2025, certaines communes appliquent des taux particulièrement bas sur le précompte immobilier et l’impôt des personnes physiques (IPP).
Ces différences traduisent des stratégies fiscales diverses, influençant l’attractivité des territoires. Ces variations ont un impact direct sur le coût de la vie et les choix résidentiels des citoyens.
Les communes wallonnes avec les taux les plus bas de précompte immobilier
Le précompte immobilier est un impôt annuel calculé sur le revenu cadastral des biens, auquel s’ajoutent des centimes additionnels fixés par chaque commune. Ces centimes varient largement, créant des écarts importants dans la charge fiscale entre territoires.
En 2025, la commune d’Amblève, en province de Liège, détient le taux le plus bas avec 1 200 centimes additionnels, une stabilité observée depuis 2002, relate L’Avenir. Ce taux est notablement inférieur à la moyenne régionale. Viennent ensuite Lasne avec 1 400 centimes (depuis 2008) et Wavre avec 1 680 centimes (depuis 2020). Ces trois communes se distinguent par leur politique fiscale conservatrice sur ce point.
D’autres communes comme Beauvechain, Waterloo, Saint-Vith et Braine-l’Alleud appliquent un taux identique de 1 700 centimes. Cette homogénéité traduit une volonté de maintenir une fiscalité attractive pour les propriétaires, sans trop réduire les ressources locales nécessaires au financement des services publics.
L’importance de ces taux se mesure dans le contexte des besoins budgétaires locaux. Le précompte immobilier représente une source majeure de recettes communales, avec parfois jusqu’à 45 % des revenus locaux. Les communes choisissant de limiter ces taux cherchent souvent à attirer de nouveaux résidents ou à préserver le pouvoir d’achat des propriétaires existants.
Les communes aux taux d’IPP les plus faibles en Wallonie
L’impôt des personnes physiques (IPP) local, additionnel à l’impôt fédéral, est un autre levier important pour les budgets communaux. En 2025, Braine-l’Alleud affiche le taux additionnel le plus bas de Wallonie, fixé à 5,5 % depuis 2024. Cette commune s’est construite une réputation de « paradis fiscal » local en réduisant progressivement ce taux.
Waterloo (5,7 %) et Lasne (5,8 %) complètent le podium, témoignant d’une tendance à la modération fiscale dans ces territoires. Une dizaine d’autres communes appliquent un taux d’IPP à 6 %, notamment Jemeppe-sur-Sambre, Bievre, Vresse-sur-Semois, Daverdisse, Etalle, Rouvroy, Amblève, Bullange, Butgenbach et Saint-Vith.
Le bourgmestre de Braine-l’Alleud, Vincent Scourneau, attribue ces taux bas à une gestion rigoureuse des finances communales et à une augmentation progressive de la population, qui accroît naturellement les recettes sans alourdir la pression fiscale. Cette stratégie vise à maintenir une attractivité résidentielle tout en équilibrant le budget.
Toutefois, plusieurs communes ont augmenté leurs impôts entre 2024 et 2025, comme Frasnes-lez-Anvaing et Jodoigne, anticipant un besoin de renforcer leurs ressources. Selon l’échevin de Jodoigne, la croissance démographique devrait à terme permettre de réduire les impôts grâce à une base fiscale élargie.
Les taux du précompte immobilier et de l’IPP sont des indicateurs clés du coût de la vie locale et influencent les décisions de déménagement et d’investissement. La diversité de ces taux en Wallonie traduit des choix politiques et budgétaires locaux qui auront des conséquences concrètes pour les citoyens.







