Impôt sur le travail : quelles communes en Belgique taxent le plus en 2025 ?

Les taux d’impôt sur le travail varient fortement entre communes, avec des différences notables entre Bruxelles et la Wallonie en 2025.

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Impôts locaux : Plus de 100 communes belges augmentent leurs taxes, mais pourquoi ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les communes wallonnes continuent de fixer des taux élevés sur l’impôt des personnes physiques (IPP) en 2025, bien au-dessus de leurs homologues bruxelloises. Certaines communes atteignent même le plafond de 8,8 % fixé par la région. À l’inverse, des communes du Brabant wallon offrent des taux plus modérés, réduisant ainsi la pression fiscale sur leurs habitants.

En 2025, les communes wallonnes dominent la taxation sur le travail, avec plusieurs villes appliquant des taux additionnels sur l’IPP proches du plafond régional de 8,8 %. Des communes comme Ath, Braine-le-Comte, Mouscron, La Louvière et Visé figurent parmi celles qui atteignent cette limite. Les taux d’imposition dans ces communes ont légèrement augmenté par rapport à 2024, passant de 7,89 % à 7,92 %, détaille Le Soir. Ces taux élevés sont un levier fiscal important pour les autorités locales, mais ils peuvent aussi constituer un frein à l’attractivité fiscale.

Les travailleurs des grandes villes sont-ils lourdement imposés ?

Les grandes villes de Wallonie, comme Charleroi, Namur, Mons et Liège, restent proches du seuil de 8 %, mais ne l’atteignent pas. Ces taux montrent bien que la pression fiscale sur le travail dans les grandes agglomérations wallonnes est élevée, bien que légèrement inférieure à celle des petites communes qui atteignent la limite de 8,8 %. Les grandes villes, tout en étant moins taxées que certaines petites communes, continuent d’imposer une pression fiscale importante sur leurs habitants, ce qui pourrait influencer leur compétitivité à long terme.

En revanche, le Brabant wallon se distingue par des taux d’imposition plus faibles. Des communes comme Braine-l’Alleud (5,5 %), Waterloo (5,7 %) et Lasne (5,8 %) offrent des taux d’imposition très compétitifs, attirant ainsi des résidents à la recherche d’une fiscalité plus avantageuse. D’autres communes comme Rouvroy, Bievre et Jemeppe-sur-Sambre suivent avec des taux variant entre 6 % et 6,5 %, restant ainsi bien en deçà de la moyenne wallonne. Ces communes bénéficient d’un environnement fiscal plus attractif, qui peut favoriser la croissance économique et l’installation de nouvelles entreprises.

Les communes bruxelloises où les travailleurs paient le moins d’impôts

Bruxelles, bien qu’ayant des taux de précompte immobilier plus élevés, affiche également certaines communes avec des taux d’IPP relativement faibles. Woluwe-Saint-Lambert (5,4 %), Woluwe-Saint-Pierre (5,7 %) et Schaerbeek (4,6 %) sont des exemples de communes bruxelloises offrant des taux de taxation sur le travail plus faibles. Ces communes, malgré leur niveau élevé d’imposition sur les biens immobiliers, tentent d’attirer des résidents et des travailleurs en offrant une fiscalité sur le revenu plus clémente.

La fiscalité sur le travail varie donc considérablement selon les communes, avec des différences notables entre la Wallonie et Bruxelles, influençant l’attractivité fiscale de chaque territoire. Cette disparité fiscale joue un rôle majeur dans les décisions des résidents et des entreprises quant à l’endroit où s’établir, affectant ainsi l’économie locale de manière significative.

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