Le marché immobilier du littoral belge continue d’attirer l’attention par ses hausses de prix régulières et marquées. Tandis que la demande reste forte, les ventes affichent un léger recul, indiquant un changement de rythme après les années de surchauffe post-covid.
Dans ce contexte, les appartements situés en bord de mer voient leur prix s’envoler, tandis que les disparités entre communes persistent. Cette évolution soulève des questions sur l’accessibilité du marché et les perspectives pour les acheteurs potentiels.
Des hausses de prix confirmées sur tout le littoral, avec une envolée sur la digue
D’après les données publiées par la Fédération du Notariat (Fednot), les prix de l’immobilier à la Côte belge ont continué leur progression en 2024. Le prix médian des appartements est passé de 245 000 euros à 251 000 euros, soit une hausse annuelle de 2,44 %. Cette tendance haussière s’inscrit dans une dynamique continue, observée depuis plusieurs années, qui confirme l’intérêt croissant pour les logements situés sur le littoral.
La situation est encore plus marquée pour les biens situés sur la digue. Le prix médian y a connu une hausse de 13,58 %, atteignant désormais 301 000 euros, soit 36 000 euros de plus qu’en 2023. Cette augmentation reflète l’attrait toujours vif pour les appartements offrant une vue directe sur la mer, considérés comme plus rares et plus prisés. La localisation demeure un critère déterminant : la proximité immédiate du front de mer entraîne un différentiel de prix substantiel par rapport aux biens situés plus à l’intérieur.
Avec ces hausses, le volume des transactions accuse une baisse de 2,1 % par rapport à l’année précédente. Ce recul s’inscrit dans un contexte de ralentissement général du marché, après les pics enregistrés durant la période post-covid. Le notaire Bart Van Opstal, porte-parole de notaire.be, rappelle que « le marché immobilier de la Côte s’est fortement ralenti » après une période d’activité exceptionnelle.
Des disparités notables entre communes : entre stabilité et corrections localisées
Si la tendance générale est à la hausse, tous les segments du marché côtier ne sont pas affectés de la même manière. Les communes haut de gamme comme Knokke ou Coxyde enregistrent des prix globalement stables, confirmant leur position de marchés matures, où les valeurs sont déjà élevées et la marge de progression plus limitée. Knokke reste ainsi la commune la plus chère de la côte, tandis que Coxyde conserve également une place dans le haut du classement.
D’autres localités montrent des variations plus marquées. À Zeebruges, le prix médian des appartements a chuté de 9,7 %, représentant l’une des baisses les plus fortes du littoral. Middelkerke affiche également un recul significatif, avec une diminution de 7,6 %. Ces corrections peuvent s’expliquer par une offre excédentaire temporaire ou un repositionnement du marché après plusieurs années de croissance.
À l’inverse, Nieuport enregistre une hausse notable de 7,2 %, soulignant l’attractivité croissante de cette commune. Cette évolution peut être liée à des investissements récents dans les infrastructures locales, ainsi qu’à un renouvellement de l’offre immobilière. D’autres communes comme Ostende ou Westende conservent des niveaux de prix intermédiaires, contribuant à l’équilibre global du marché.