Une grave erreur administrative a plongé des milliers de travailleurs du secteur Horeca dans l’incertitude. Depuis 2019, leurs cotisations de pensions complémentaires n’ont pas été prélevées, privant ainsi des centaines de milliers de jeunes employés d’une sécurité financière cruciale pour leur retraite. Cette omission, désormais découverte, soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des cotisations dans ce secteur.
En effet, c’est une erreur administrative, récemment détectée, qui explique pourquoi les cotisations de pensions complémentaires de travailleurs de moins de 23 ans n’ont pas été prélevées par l’ONSS (Office national de sécurité sociale) depuis plusieurs années. Cette situation concerne principalement les jeunes employés du secteur Horeca, un secteur déjà frappé par des conditions de travail souvent précaires. L’oubli de ces prélèvements pourrait avoir des répercussions importantes pour l’avenir financier de ces travailleurs, qui comptaient sur ces cotisations pour sécuriser leur retraite. L’erreur a été révélée par Het Nieuwsblad, un journal belge, qui a détaillé l’ampleur du problème.
Réaction du gouvernement fédéral
Le gouvernement belge, de son côté, a réagi rapidement en entamant une régularisation pour les deux dernières années, mais le préjudice reste immense pour les années antérieures. Un audit externe est en cours pour déterminer précisément les causes de cette erreur administrative et comprendre comment elle a pu persister pendant près de sept ans sans être détectée. Kris Vanautgaerden, secrétaire national de la CSC Alimentation et Services, a indiqué que l’audit serait terminé d’ici mi-mars, et qu’à ce moment-là, les responsables et la portée de cette négligence seraient clarifiés, rapporte RTL.
Les employeurs du secteur Horeca en partie responsables ?
Cette situation a également fait émerger un débat sur la responsabilité des employeurs dans ce processus. En tant qu’intermédiaires, les employeurs du secteur Horeca ont une part de responsabilité dans la gestion des cotisations des travailleurs, et certains syndicats estiment qu’ils auraient dû vérifier que ces paiements étaient bien effectués. Cela soulève des questions sur le rôle des entreprises dans la protection sociale de leurs employés, et sur la nécessité d’une surveillance plus rigoureuse des procédures administratives.
Les jeunes travailleurs de l’Horeca sont particulièrement vulnérables face à cette erreur. En effet, ce secteur est caractérisé par une forte précarité de l’emploi, avec des contrats temporaires et une instabilité financière qui compliquent la situation des travailleurs. L’absence de ces cotisations peut entraîner des répercussions sur la retraite des jeunes employés, et sur leur pouvoir d’achat à long terme.








