Taxe sur le précompte immobilier : Quelles villes augmentent cet impôt et pourquoi ?

Les hausses des taxes sur le précompte immobilier en 2025 sont motivées par des besoins financiers locaux croissants dans certaines communes bruxelloises et wallonnes.

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Taxe sur le précompte immobilier : Quelles villes augmentent cet impôt et pourquoi ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

En 2025, plusieurs communes de Bruxelles et du sud du pays augmentent leur taxe sur le précompte immobilier, touchant ainsi les propriétaires. Il est donc important de connaître les villes qui appliquent ces hausses et pourquoi elles sont nécessaires.

Les propriétaires belges devront faire face, en 2025, à des hausses de leurs taxes locales sur le précompte immobilier, un impôt prélevé chaque été. Les administrations wallonne et bruxelloise envoient actuellement les avertissements-extraits de rôle, détaillant le montant à payer. Cette année, plusieurs communes ont décidé de relever leur taxe additionnelle, aussi appelée « centimes additionnels », qui est prélevée sur le précompte immobilier (PRI). Ces hausses touchent principalement certaines communes bruxelloises et des localités du sud du pays.

Les hausses à prévoir de la taxe sur le précompte immobilier

À Bruxelles, Jette, Berchem-Sainte-Agathe et Woluwe-Saint-Pierre figurent parmi les communes ayant décidé d’augmenter leur taxe. À Jette, le taux passe de 3.890 à 3.990 centimes additionnels, à Berchem-Sainte-Agathe, de 3.190 à 3.690, et à Woluwe-Saint-Pierre, de 2.200 à 2.700. Du côté de la Wallonie, La Hulpe est la seule commune à avoir annoncé une augmentation, passant de 1.750 à 1.900 centimes additionnels. Ces hausses touchent donc directement les propriétaires de ces communes, qui devront s’acquitter d’une taxe plus élevée. Mais ce n’est pas tout : plusieurs autres localités, telles qu’Evere, Uccle et La Louvière, prévoient également des augmentations pour 2026.

Cette tendance à l’augmentation des impôts fonciers est particulièrement marquée à Bruxelles. Le précompte immobilier y représente la principale source de financement pour les communes, en particulier celles qui ont une population plus riche. Cependant, ces communes bruxelloises peinent à diversifier leurs sources de revenus, d’où cette pression sur le précompte immobilier. Comparativement, le taux des centimes additionnels en Bruxelles était déjà supérieur à celui de la Wallonie : en 2023, il s’élevait en moyenne à 3.272 à Bruxelles, contre 2.584 en Wallonie, détaille Le Soir.

Taxe sur le précompte immobilier
Capture d’écran d’une carte du SPF Finances relayée par Le Soir

À quoi sont dues ces hausses ?

Les raisons de ces hausses sont multiples. Les communes, confrontées à des charges croissantes, doivent souvent augmenter leur fiscalité pour couvrir des dépenses liées, entre autres, aux salaires administratifs, à la sécurité ou aux maisons de repos. À Uccle, par exemple, la hausse de la taxe a été justifiée par le déficit du CPAS et le coût des maisons de repos. La pauperisation et le vieillissement de la population contribuent également à ces décisions fiscales.

Cependant, certaines communes cherchent d’autres solutions pour augmenter leurs recettes, en particulier dans les régions sous pression. À Liège et Mons, les autorités préfèrent miser sur des stratégies de développement économique et sur l’augmentation d’autres taxes plutôt que d’imposer une hausse supplémentaire du précompte immobilier. Par exemple, à Liège, un plan régional, appelé Oxygène, vise à stabiliser les dépenses tout en développant d’autres leviers fiscaux.

Au contraire, dans des communes plus prospères comme Rixensart, la situation financière permet une réduction de la taxe sur le précompte immobilier, et un relâchement de la pression fiscale pour les propriétaires.

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