Hausse des titres-services à Bruxelles : ce que ça change pour vous en 2026

Bruxelles augmente le tarif des titres-services en 2026 pour financer une revalorisation salariale sans soutien budgétaire régional.

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Hausse des titres-services à Bruxelles : ce que ça change pour vous en 2026. Crédit : Belga | Econostrum.info - Belgique

La Région bruxelloise a annoncé une hausse du prix des titres-services à partir de 2026, conséquence directe d’une revalorisation salariale accordée aux 27 000 aides-ménagères actives sur son territoire.

Depuis l’été 2025, les aides-ménagères en Wallonie et en Flandre bénéficient d’un ajustement salarial. À Bruxelles, la mesure entre en vigueur en cette fin d’année, après des revendications régulières dénonçant un travail pénible et mal rémunéré. La hausse prévue est de 0,77 euro brut par heure.

Ce rattrapage met Bruxelles au diapason des autres régions, sans pour autant impliquer de dépenses supplémentaires pour la Région. Face à une situation budgétaire contrainte, l’exécutif bruxellois a décidé de faire porter ce coût aux utilisateurs.

Le coût des titres-services en hausse dès 2026

Actuellement fixé à 10,20 euros, le prix du titre-service passera à 11,40 euros pour les 300 premières unités achetées en 2026. Cette augmentation intègre une indexation de 0,20 euro ainsi qu’un surcoût de 1 euro pour financer la revalorisation salariale, précise Le Soir.

À partir du 301e titre, le tarif appliqué sera de 14 euros. Les personnes en situation de handicap et les parents d’un enfant mineur handicapé pourront continuer à bénéficier du tarif de 11,40 euros jusqu’à un plafond annuel de 1 000 titres-services.

Fin de la déduction fiscale et levée du plafond sur les frais

La déduction fiscale d’environ 1,5 euro par unité, qui permettait d’alléger le coût réel des titres, sera supprimée en 2026. Son maintien est confirmé uniquement pour les achats réalisés jusqu’au 31 décembre 2025. Avec cette mesure, le coût net d’un titre passera donc à au moins 2,70 euros pour les utilisateurs.

Par ailleurs, la Région a décidé de supprimer le plafond des frais complémentaires qui était limité à 30 centimes par heure. Les entreprises agréées pourront désormais facturer des frais supplémentaires, dont le montant sera librement fixé.

Une réforme sous contrainte budgétaire

Ces évolutions traduisent les difficultés financières de la Région bruxelloise, qui finance près de 70 % du dispositif titres-services. Pour équilibrer son budget, l’exécutif régional a fait le choix de transférer une partie des charges sur les 115 000 utilisateurs du service.

Si cette réforme vise à améliorer la condition salariale de milliers de travailleuses, elle pourrait en parallèle poser des questions sur l’accessibilité du dispositif pour certains ménages, ainsi que sur la pérennité du modèle économique dans un contexte de tension budgétaire.

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