Les prix de l’énergie continuent d’augmenter en Belgique, poussant le gouvernement à envisager des mesures d’urgence pour limiter l’impact sur les consommateurs et les entreprises. Alors que le diesel atteint des prix record, des solutions comme le cliquet inversé et un plafonnement des prix de l’électricité sont sur la table, mais les critiques ne manquent pas.
La hausse des prix des carburants, notamment le diesel qui a franchi la barre symbolique des deux euros le litre, a poussé le ministre de l’Économie, David Clarinval, à proposer une activation du mécanisme de cliquet inversé. Ce dispositif permettrait de réduire temporairement les accises sur les carburants en réponse à une forte augmentation des prix. L’idée derrière cette mesure est de soulager les consommateurs en atténuant la pression fiscale sur les produits pétroliers, en particulier dans un contexte où les prix augmentent en raison de la guerre en Iran et de l’instabilité sur les marchés internationaux de l’énergie.
Le mécanisme du cliquet inversé, déjà activé dans le passé, a suscité des débats au sein de la majorité. Le parti libéral (MR) soutient son activation, affirmant qu’il est nécessaire de réagir face à la hausse des coûts de l’énergie, mais les partis d’opposition critiquent l’inefficacité de ces mesures, jugeant qu’elles ne répondent pas suffisamment aux besoins des consommateurs.
Le gouvernement prévoit d’autres mesures pour limiter la hausse des prix de l’énergie
Outre le cliquet inversé, le ministre Clarinval a annoncé la proposition d’un avant-projet de loi qui permettrait de fixer des prix maximaux pour l’électricité en cas de crise, avec l’accord du Conseil de l’Union européenne. Cette mesure viserait à protéger les PME face à des coûts énergétiques de plus en plus élevés, explique le Soir. Le gouvernement souhaite ainsi garantir que les entreprises ne soient pas étouffées par la hausse des prix de l’énergie, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l’économie belge à long terme.
Parallèlement, la ministre des Classes moyennes et des Indépendants, Éléonore Simonet, travaille sur le renforcement du Code de conduite mis en place après la crise énergétique de 2022. L’objectif est de garantir que les règles de marché soient claires et équitables, en particulier pour les petites et moyennes entreprises qui sont les plus vulnérables à l’augmentation des prix de l’énergie.
L’opposition critique l’inaction du gouvernement
Malgré ces annonces, l’opposition, représentée notamment par Patrick Prévot (PS), reste sceptique. Elle estime que les mesures proposées sont insuffisantes et critiquent le manque de réactivité du gouvernement face à l’urgence de la situation. Selon les critiques, le gouvernement aurait dû prendre des mesures plus drastiques pour limiter l’impact de la hausse des prix, notamment en révisant les politiques fiscales sur le carburant et en mettant en place des aides plus substantielles pour les ménages.








