Ce vendredi, les voyageurs du réseau TEC doivent faire face à de nouvelles perturbations importantes. Les assemblées du personnel, organisées pour décider de la suite du mouvement, continuent d’affecter gravement le trafic. Le réseau des bus LeTec reste en grande partie paralysé, et la situation risque de se prolonger tant que le conflit avec la direction n’est pas résolu.
A Liège-Verviers, ce sont 113 lignes qui sont à l’arrêt ce matin, y compris sur les lignes importantes comme le tram et le BUSWAY 2. Seules 82 lignes assurent un service normal, tandis que 10 lignes fonctionnent avec des fréquences réduites, affectées par la suppression de plusieurs voyages. Les usagers se retrouvent dans une situation de grande difficulté, n’ayant souvent que peu d’alternatives pour se déplacer.
La situation est similaire à Charleroi, où les bus et le métro restent à l’arrêt. Toutefois, 13 lignes circulent encore, bien qu’avec des itinéraires limités, indique la RTBF. La grève étant toujours en cours, il semble que le trafic reste fortement perturbé, les syndicats ayant décidé de prolonger le mouvement après l’assemblée de ce vendredi matin. L’absence de solution rapide de la part de la direction et l’intensification des discussions semblent prolonger cette situation de crise.
Perturbations dans d’autres régions et impact sur le transport scolaire
En dehors des grandes agglomérations de Liège et Charleroi, le reste du réseau TEC subit également des perturbations. A Letec Hainaut, 35 lignes sont limitées ou complètement supprimées, avec seulement 17 lignes qui circulent normalement. En revanche, les lignes de transport scolaire et le transport à la demande, qui sont essentiels pour de nombreux élèves et étudiants, ne sont pas affectés par le mouvement de grève.
Les provinces de Namur et du Luxembourg n’ont pas encore fait état de perturbations majeures, mais des « légères perturbations » sont à prévoir. Cela témoigne du caractère étendu du conflit, qui touche progressivement plusieurs zones du pays. Quant au Brabant wallon, la situation devrait également rester tendue, avec des perturbations « importantes » attendues tout au long de la journée.
Les raisons de la grève des TEC et les perspectives d’une reprise du service
La grève des bus TEC trouve son origine dans une contestation contre des mesures économiques proposées par la direction de l’entreprise. Ces mesures, qui incluent des suppressions de postes et une réorganisation des services, ont provoqué une vive réaction des syndicats, qui réclament un gel de ces réformes et une révision des conditions de travail.
Les syndicats ont déjà indiqué qu’ils poursuivraient le mouvement tant qu’aucune solution satisfaisante n’est trouvée avec la direction. Les assemblées de ce vendredi matin étaient donc cruciales pour déterminer l’orientation du mouvement dans les jours à venir. Si aucune issue rapide n’est trouvée, les perturbations risquent de s’intensifier et de durer encore plusieurs jours, entraînant des difficultés accrues pour les usagers et les travailleurs qui dépendent du transport public.







