L’année 2026 s’annonce particulièrement dense en matière de travaux publics à Bruxelles. Plusieurs axes structurants seront en chantier, avec des effets durables sur la fluidité du trafic. Le calendrier prévoit des interruptions, des retards et de lourdes reconfigurations.
Plusieurs travaux déjà engagés se poursuivent en 2026. À Anderlecht, la chaussée de Mons reste en travaux jusqu’en 2028, dans le cadre du plan de mobilité Good Move 2. À Saint-Gilles, les rues Moris et Bréart continuent d’impacter le tram 81, interrompu entre les arrêts Trinité et Barrière jusqu’à la fin de l’année. D’autres réaménagements sont en cours sur l’avenue du Parc, avec une échéance prévue fin 2027.
À Evere, la rénovation des rails et des égouts sur les rues Édouard Stuckens et Henri Van Hamme perturbera le tram 55 jusqu’à mi-2027. Du côté de Sainctelette, les travaux liés à la transformation du site en place-pont devraient se poursuivre jusqu’en 2027 également.
Des projets en attente de validation politique
Certains projets restent bloqués, malgré l’obtention de permis. Il s’agit notamment de la rue Léopold Ier, de la chaussée de Ninove, de la place Meiser, des tunnels Loi et Belliard, ou encore des abords de l’église royale Sainte-Marie. En l’absence d’un gouvernement régional de plein exercice, les budgets nécessaires ne sont pas débloqués, reportant l’exécution de ces travaux à une date indéterminée.
La périphérie de Bruxelles saturée jusqu’à la prochaine décennie
Sur le Ring de Bruxelles, les perturbations persistent. Le chantier à Jezus-Eik, sur l’E411, accuse un an de retard et se prolongera jusqu’en août 2027. À Vilvorde, la rénovation du viaduc durera jusqu’en 2031, avec une première phase de rétrécissement des voies dès janvier 2026 et une réduction encore plus marquée attendue à l’automne, indique La Libre.
D’autres interventions sont prévues à Kraainem, Meise, Machelen et sur l’échangeur Ring–chaussée de Ninove, dont la durée est estimée à six ans. Les accès à certaines sorties, comme Kattebroek, seront définitivement fermés. L’enchevêtrement des chantiers et la lenteur administrative fragilisent la mobilité bruxelloise. Les perturbations s’inscrivent dans le temps long, avec des conséquences attendues sur les temps de trajet, la logistique urbaine et la qualité de vie des riverains.








