Le géant chimique Air Liquide, présent en Belgique depuis plus d’un siècle, traverse une période difficile. L’entreprise a révélé un plan stratégique impactant ses activités dans le pays, avec la fermeture de plusieurs sites et la suppression d’une centaine d’emplois. Cette décision intervient dans un contexte de rationalisation et de modernisation de ses installations.
Le groupe, spécialisé dans la production de gaz industriels et médicaux, est implanté en Belgique avec plusieurs sites majeurs, notamment à Zaventem, Zemst, Baudour, Seraing et Milmort. Cependant, certaines de ses installations en Belgique sont jugées vétustes et moins compétitives, ce qui a conduit à une réévaluation de l’activité du groupe dans le pays. Selon les informations relayées par le journal L’Echo, cette réorganisation entraînera la perte d’environ 100 postes sur les 700 que le groupe emploie actuellement en Belgique.
Plusieurs dizaines d’emplois vont être supprimés
Les suppressions d’emplois concernent à la fois les secteurs industriels et médicaux. Le groupe prévoit de réduire d’environ 60 postes dans ses activités industrielles, tandis que 30 autres postes dans le secteur médical seraient également supprimés. Ces suppressions sont directement liées à la délocalisation possible de certaines activités et à l’optimisation des coûts de production. Le groupe met en avant la nécessité de moderniser son parc d’installations et de se concentrer sur des sites plus performants, tout en réorientant une partie de sa production vers des régions plus compétitives.
Air Liquide a précisé que cette réorganisation s’inscrivait dans un plan plus large de rationalisation de ses opérations à l’échelle mondiale. Le groupe cherche ainsi à s’adapter aux évolutions du marché mondial des gaz industriels, tout en renforçant son efficacité à travers la modernisation de ses équipements. Malgré ces changements, l’entreprise reste déterminée à maintenir une forte présence en Belgique, un pays où elle est installée depuis 1906.
Un accompagnement pour les employés concernés ?
Le groupe, qui emploie aujourd’hui plus de 66 000 personnes à travers le monde, met en avant la nécessité de préserver sa compétitivité face aux défis économiques actuels. La fermeture de ces sites en Belgique s’inscrit dans une stratégie plus globale visant à maintenir sa position de leader dans le domaine des gaz industriels tout en répondant aux besoins de ses clients. Le groupe souligne également qu’il met en place des dispositifs d’accompagnement pour les employés concernés par ces suppressions de postes, afin de limiter l’impact social de cette réorganisation.








