Le gouvernement belge annonce de grandes modifications pour les flexi-jobs à partir de 2026. Ces ajustements visent à offrir plus de flexibilité tant aux employeurs qu’aux travailleurs, mais soulèvent aussi des interrogations sur leurs effets à long terme.
L’une des principales réformes est l’élargissement des secteurs où les flexi-jobs seront autorisés. Jusqu’à présent, ces emplois étaient limités à quelques secteurs spécifiques comme l’horeca, le commerce, le sport ou les soins. Désormais, les flexi-jobs seront accessibles dans tous les secteurs, ce qui permet à davantage de travailleurs de bénéficier de cette forme de contrat flexible.
Cette mesure vise à répondre à la demande croissante d’une main-d’œuvre plus agile et réactive face aux pics d’activité dans divers secteurs. Elle offre une nouvelle possibilité aux travailleurs de diversifier leurs activités tout en complétant leurs revenus.
Le relèvement du plafond des revenus annuels pour les flexi-jobs
Une autre mesure significative est le relèvement du plafond des revenus annuels pour les flexi-jobs, passant de 12 000 à 18 000 euros. En outre, dans l’industrie hôtelière, la rémunération horaire sera fixée à 21 euros, ce qui pourrait attirer davantage de travailleurs dans ce secteur. Ce relèvement du plafond vise à permettre aux travailleurs de gagner plus en accumulant des flexi-jobs tout en restant dans un cadre fiscal avantageux.
Toutefois, l’augmentation des revenus potentiels soulève la question de l’équilibre à maintenir entre la flexibilité du travail et la précarité qu’elle peut engendrer.
La fin des restrictions pour les travailleurs à temps plein
Le gouvernement a également levé l’interdiction pour les travailleurs à temps plein de cumuler plusieurs flexi-jobs dans des entreprises liées. Cette décision permet une plus grande liberté de travail pour ceux qui cherchent à compléter leur revenu principal. Cependant, certains experts et syndicats craignent que cela n’entraîne une sur-sollicitation des travailleurs et une concentration excessive du travail flexible dans certaines entreprises.
David Clarinval, vice-premier ministre et ministre de l’Emploi, s’est réjoui de cette mesure, la qualifiant d’opération « win-win » pour les employeurs et les travailleurs. Selon lui, elle permettrait aux entreprises de mieux faire face aux fluctuations de leur activité et aux travailleurs de diversifier leurs revenus. Cependant, des critiques émergent, notamment de la part des syndicats, qui dénoncent une réforme insuffisante pour apaiser la colère sociale croissante, rapporte DHNet.
Une réforme encore en attente
Malgré son potentiel, cette réforme doit encore passer par le parcours législatif et être validée par le parlement. Son entrée en vigueur est prévue pour le 1er avril 2026, ce qui laisse encore un peu de temps pour ajuster les mesures en fonction des retours des parties prenantes. Cette réforme, bien qu’elle réponde à une demande d’adaptabilité croissante du marché du travail, soulève des questions sur les conditions de travail à long terme et la véritable flexibilité qu’elle propose aux travailleurs à bas salaire.








