L’année 2025 a marqué un tournant pour plusieurs pans de l’économie belge. Si le nombre total de faillites atteint un record, ce sont surtout trois secteurs qui concentrent les fermetures d’entreprises. Inflation, pression concurrentielle et mutation technologique fragilisent durablement certaines activités.
Avec 2 710 faillites recensées, le secteur de la construction reste le plus impacté pour la deuxième année consécutive, expliquent nos confrères de la RTBF. La hausse des prix des matériaux et des coûts salariaux pèse lourdement sur les marges des entreprises, en particulier les plus petites.
Selon Graydon, l’augmentation atteint 8,1 % par rapport à 2024. La situation est plus critique en Flandre et à Bruxelles, où la demande ralentit et les délais de paiement s’allongent. Les faillites dans ce secteur n’entraînent pas une vague massive de pertes d’emploi, ce qui confirme que ce sont avant tout de petites structures locales qui ferment.
Transports et logistique sous pression européenne
Le secteur des transports et de la logistique enregistre 801 faillites, en hausse de 15 % sur un an. Cette progression est l’une des plus marquées de tous les domaines d’activité. Plus de 3 200 emplois y ont été supprimés, un niveau historiquement élevé.
Deux facteurs principaux sont identifiés : la hausse des coûts fixes, notamment salariaux, et la concurrence accrue de sociétés d’Europe de l’Est aux charges sociales moindres. Contrairement au bâtiment, ce sont ici aussi bien des PME que des entreprises de taille moyenne qui sont concernées.
Les services professionnels également concernés par la hausse des faillites
Les services aux entreprises figurent au troisième rang des secteurs les plus affectés, avec 1 755 faillites et près de 3 000 emplois détruits. Cette catégorie regroupe notamment des professions comme les experts-comptables, traducteurs ou consultants.
La montée en puissance de l’intelligence artificielle dans des tâches administratives ou de traitement de données influence directement la rentabilité de ces activités. L’automatisation rapide entraîne un changement structurel, particulièrement difficile à anticiper pour les indépendants et les petites entités.
Des mutations profondes en cours
La répartition sectorielle des faillites en 2025 révèle des fragilités structurelles qui dépassent les seules conjonctures économiques. Les entreprises les plus exposées aux variations de coûts, à la concurrence internationale ou à la transformation numérique semblent les plus vulnérables. Les effets de ces mutations devraient encore s’amplifier en 2026.








