Depuis le mois de mars, les consommateurs belges constatent des hausses de tarifs pour le gaz et l’électricité. Ce mercredi 1er avril, les nouvelles grilles tarifaires sont entrées en vigueur, confirmant des augmentations significatives pour le gaz, l’électricité, et certaines offres spécifiques. Ces augmentations vont directement impacter le budget des ménages, notamment ceux qui consomment des quantités importantes d’énergie.
Dès le mois de mars, plusieurs fournisseurs d’énergie avaient déjà ajusté leurs tarifs. Selon une analyse de Testachats, les hausses pour le gaz avaient varié entre +12 % et +40 %, tandis que celles concernant l’électricité oscillaient entre +13 % et +20 %. Ces tendances se confirment désormais, avec des hausses particulièrement marquées pour le gaz, dont la hausse moyenne avoisine les 30 % à 35 %. Par exemple, le prix du gaz a fait un bond de +32 % en un mois, passant de 5,73 à 6,60 c €/kWh.
Pour l’électricité, la hausse est moins prononcée mais toujours notable, se situant entre 10 % et 15 % en moyenne. Certains consommateurs voient ainsi leurs factures d’électricité augmenter de près de 1,8 centime par kWh, soit environ 200 € supplémentaires par an pour une famille de 4 personnes. Ce phénomène est particulièrement préoccupant pour les foyers à consommation élevée, comme ceux de grandes familles ou de personnes vivant dans des maisons mal isolées.
L’impact pour les consommateurs : de lourdes conséquences financières
Les hausses des prix ne concernent pas uniquement les formules variables. Certaines offres, comme celles de l’opérateur Engie, affichent des hausses particulièrement importantes. En effet, sur certains produits indexés, les hausses peuvent atteindre jusqu’à +67 % pour le gaz, ce qui représente une augmentation de plus de 550 € par an pour un ménage moyen, en plus des 200 € supplémentaires pour l’électricité. Un ménage pourrait ainsi voir sa facture annuelle augmenter de près de 750 € par an, soit environ 62,50 € par mois.
Ces augmentations sont particulièrement sensibles pour les foyers ayant des contrats indexés, qui sont les plus vulnérables aux fluctuations du marché. Comme l’indique à DHNet Maxime Sonkes, CEO de comparateur-énergie.be, « la crise se cristallise surtout sur le gaz ». Le gaz, un produit de première nécessité pour le chauffage et la cuisson, représente donc un poste de dépense qui peut rapidement devenir insupportable pour de nombreuses familles.
Des hausses de l’électricité et du gaz encore à venir
Mais ces hausses ne sont pas terminées. Gregory Cosman, directeur général chez Mr Énergie, met en garde contre une nouvelle vague de hausses entre mai et juin. En effet, les prix actuels ne reflètent pas encore les hausses récentes des marchés de gros. Les fournisseurs d’énergie répercutent les coûts d’achat d’énergie de deux mois auparavant, ce qui signifie que les hausses dues à l’explosion des prix des matières premières en mars et avril n’ont pas encore été totalement intégrées dans les grilles tarifaires actuelles.
Les ménages doivent donc se préparer à une nouvelle augmentation des prix dans les mois à venir.
Les contrats fixes : une offre limitée
Si certains consommateurs cherchent à se protéger de ces hausses en souscrivant à des contrats fixes, la situation est de plus en plus complexe. Les fournisseurs risquent de limiter les volumes de ces contrats, ce qui pourrait entraîner une disparition temporaire de certaines offres sur le marché. Gregory Cosman prévient : « Une fois les quotas atteints, certaines formules pourraient disparaître en cours de mois. »
Les consommateurs doivent donc agir rapidement s’ils souhaitent bloquer un tarif fixe avant que les prix n’augmentent davantage.








