Exclusion du chômage : Des milliers de Belges bientôt sans allocations, les associations craignent une crise sociale

L’Onem commencera l’envoi des lettres d’exclusion du chômage dans quelques jours, menaçant des milliers de demandeurs d’emploi et inquiétant le secteur associatif.

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Exclusion du chômage : Des milliers de Belges bientôt sans allocations, les associations craignent une crise sociale. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

La réforme fédérale du chômage a commencé à faire des vagues en Belgique, avec l’envoi imminent des premières lettres d’exclusion des allocations. Cette décision menace des milliers de demandeurs d’emploi de perdre leurs droits, et le secteur associatif s’inquiète déjà des conséquences sociales. 

L’Onem a confirmé que les courriers de radiation commenceront à être envoyés dès le 13 septembre. Environ 10 700 personnes se retrouvent dans une première vague, concernées par une fin d’indemnisation à partir du 1er janvier 2026. Ces individus se trouvent en troisième période d’indemnisation après avoir cumulé plus de 20 ans de chômage complet. De plus, 18 100 bénéficiaires d’allocations d’insertion, inscrits depuis plus d’un an, perdront également leurs droits à la même date. Une réforme qui, selon les autorités, vise à réduire progressivement le nombre de bénéficiaires, avec une exclusion totale d’ici 2027 pour un total de 231 000 personnes.

Une réforme du chômage qui inquiète le secteur associatif

Le secteur associatif, déjà fortement sollicité, exprime de vives inquiétudes. La crainte est grande que la réforme n’entraîne une explosion des demandes auprès des CPAS, déjà surchargés. Ces institutions risquent de se retrouver débordées face à un afflux de personnes en situation de précarité. L’application de cette réforme reste floue, ce qui alimente une grande incertitude parmi les travailleurs sociaux et les acteurs de terrain. Les règles de cette réforme, encore floues, compliquent la préparation des CPAS, qui devront gérer cette nouvelle crise sociale avec des ressources limitées.

Avec ces mesures, le gouvernement fédéral semble vouloir accélérer l’intégration des demandeurs d’emploi dans le marché du travail. Cependant, les craintes sur les effets sociaux sont bien réelles. La réforme risque d’accentuer les inégalités et de laisser sur le carreau de nombreuses personnes vulnérables, qui se retrouveront sans filet de sécurité. La question reste ouverte : comment les CPAS et les associations pourront-elles faire face à cette nouvelle pression, et quelles seront les conséquences concrètes pour les Bruxellois les plus fragiles ?

 

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