Énergie : certains ménages belges verront leur facture baisser, d’autres augmenter

Le gouvernement belge réforme la fiscalité énergétique avec une baisse des accises sur l’électricité et une hausse sur le gaz, le mazout et les carburants.

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Énergie : certains ménages belges verront leur facture baisser, d’autres augmenter | Econostrum.info - Belgique

D’ici 2029, la structure des accises énergétiques en Belgique va évoluer. Le gouvernement fédéral prévoit de modifier la fiscalité sur l’électricité, le gaz, le mazout, l’essence et le diesel. Objectif affiché : encourager la transition vers des énergies moins polluantes, tout en ajustant la charge fiscale pesant sur les consommateurs.

La première mesure concerne une réduction progressive des accises sur l’électricité. Contrairement à la TVA, ces taxes fixes sont appliquées à chaque kilowattheure consommé. À l’horizon 2029, cette baisse devrait permettre aux ménages de réaliser une économie moyenne de 34 euros par an.

L’idée est de rendre l’électricité plus accessible, en particulier pour les foyers souhaitant opter pour un chauffage moins polluant, comme les pompes à chaleur. Actuellement, le coût de l’électricité reste environ quatre fois plus élevé que celui du gaz, à énergie équivalente. Cette réforme vise donc à réduire cet écart et à soutenir les technologies bas carbone.

Une hausse progressive du gaz

À l’inverse, les accises sur le gaz naturel augmenteront progressivement. Aujourd’hui, près de 65 % des ménages belges utilisent le gaz pour se chauffer. Selon les projections, la hausse des accises représentera environ 45 euros supplémentaires par an d’ici 2029. Ce glissement fiscal s’aligne sur les objectifs européens visant à réduire l’usage des énergies fossiles.

Néanmoins, certaines voix s’élèvent contre cette mesure, jugée pénalisante sans mesures compensatoires. Testachats appelle ainsi à un accompagnement spécifique pour les ménages vulnérables, encore fortement dépendants du gaz.

Le mazout et les carburants également concernés

Le mazout de chauffage fera aussi l’objet d’une hausse d’accises à partir de 2026 : elles passeront de 17 à 23 euros pour 1 000 litres. Cette mesure touchera davantage les zones rurales, où ce type de chauffage reste fréquent. Enfin, les carburants routiers, essence et diesel, verront leurs accises ajustées.

Un plein de 50 litres coûtera environ 25 centimes de plus, à législation constante. En taxant davantage les énergies fossiles et en allégeant l’électricité, cette réforme poursuit un but environnemental. Sa réussite dépendra de l’équité de sa mise en œuvre.

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