Un Belge sur huit n’exploite pas pleinement ses talents sur le marché de l’emploi, selon une étude récente. Ce phénomène touche de nombreuses personnes sous-employées. Les causes et conséquences de cette situation sont préoccupantes pour l’économie du pays.
En Belgique, environ 683 000 personnes, soit 12,1 % de la population active, ne parviennent pas à exploiter pleinement leur potentiel, selon une étude du prestataires RH Acerta rapportée par RTL Info. Cette réserve de main-d’œuvre dissimulée concerne principalement ceux qui sont soit au chômage, soit employés à temps partiel et désireux de travailler davantage, ou encore ceux qui ne recherchent pas activement un emploi malgré leur disponibilité. Bien que ce chiffre soit inférieur à la moyenne européenne (11,7 %), il reste préoccupant, car il met en lumière une sous-utilisation de talents au sein du pays.
Les jeunes de 15 à 24 ans représentent la tranche d’âge la plus touchée par ce phénomène, avec un taux de chômage de 15,5 %, bien supérieur à la moyenne. En outre, une part importante de cette population est employée à temps partiel et souhaite augmenter son nombre d’heures de travail. Parmi les femmes, 12,8 % travaillent à temps partiel, et 4,8 % d’entre elles souhaitent plus d’heures, ce qui souligne un écart de travail à temps plein et une sous-exploitation des talents disponibles.
Les inégalités d’accès à l’emploi
La situation varie également selon le sexe. Les hommes, bien que moins souvent à temps partiel, ont un taux de chômage plus élevé que les femmes (6,6 % contre 5,3 %). Les femmes, bien qu’elles soient plus nombreuses à vouloir travailler plus d’heures, ont souvent moins d’opportunités pour accéder à des emplois à plein temps. Ce phénomène met en évidence une inégalité dans l’accès à un emploi stable et bien rémunéré.
Un défi pour l’économie belge
La Belgique se trouve confrontée à un double défi : la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs et l’inefficacité de l’utilisation de talents disponibles. En intégrant mieux ces personnes sous-employées dans le marché du travail, il serait possible de réduire le chômage et d’augmenter la productivité du pays. Pour ce faire, des politiques ciblées sont nécessaires pour aider ces travailleurs à accéder à des emplois plus nombreux, plus stables et à temps plein, tout en garantissant une meilleure équité entre hommes et femmes sur le marché de l’emploi.








