Eurostar a confirmé la suppression de 150 emplois, dont environ 50 en Belgique et plus de 90 au Royaume-Uni, dans le cadre d’un plan de réorganisation de ses fonctions de support. Cette décision s’inscrit dans un contexte de consolidation post-fusion avec Thalys et vise à améliorer l’efficacité de l’entreprise dans un environnement économique contraint.
Les suppressions se feront exclusivement via des départs volontaires, sans toucher les équipes opérationnelles ni celles en contact avec les clients. Le groupe ferroviaire, qui emploie quelque 2 700 personnes, entend renforcer sa résilience et sa compétitivité face aux évolutions du marché.
Une réorganisation ciblée sur les fonctions de support
Les suppressions de postes annoncées par Eurostar ne concernent que les fonctions de support internes à l’entreprise : ressources humaines, finances, planification, et autres activités de gestion administrative. En Belgique, environ 50 postes seront affectés, tandis que plus de 90 seront supprimés au Royaume-Uni, relate Sudinfo. La direction a précisé que ces réductions s’effectueront sans licenciements contraints, en misant sur des départs volontaires, ce qui constitue un choix de méthode relativement moins conflictuel sur le plan social.
L’entreprise insiste sur le fait que les équipes opérationnelles – celles chargées de l’exploitation ferroviaire, de la maintenance, de la sécurité – ainsi que les agents en contact avec la clientèle, ne seront pas impactés par cette réorganisation. Cela permet de préserver la qualité du service offert aux voyageurs, un enjeu central pour un opérateur de trains à grande vitesse international.
Ce recentrage sur les fonctions de support correspond à une stratégie d’optimisation des coûts, alors qu’Eurostar fait face à une situation économique qualifiée de difficile par sa direction. Le secteur ferroviaire européen reste marqué par les séquelles de la crise sanitaire, les tensions sur les matières premières et l’énergie, ainsi que la montée en puissance de nouveaux concurrents, tant aériens que ferroviaires.
Une stratégie post-fusion pour un groupe plus résilient
Depuis la fusion avec Thalys en 2022, Eurostar opère sous une seule marque, avec une ambition affichée : devenir un acteur européen intégré du transport ferroviaire à grande vitesse. Cette union a donné naissance à un groupe plus large, censé accroître la synergie entre les anciennes entités tout en rationnalisant leur gestion. Les suppressions de postes s’inscrivent dans ce cadre de restructuration organisationnelle, visant une plus grande efficacité interne et une meilleure allocation des ressources.
Eurostar est détenu majoritairement par la SNCF, avec une participation de la SNCB pour la Belgique. Le groupe emploie actuellement environ 2 700 personnes. La centralisation de certaines fonctions, notamment au siège de Londres, s’inscrit dans la logique de gouvernance actuelle, orientée vers une rationalisation des structures internes et une diminution des coûts fixes.
Ce mouvement stratégique, bien que limité dans son ampleur par rapport à la taille globale de l’entreprise, relance les discussions sur l’équilibre entre rationalité économique et préservation des ancrages nationaux. Il traduit aussi une volonté d’adaptation à une conjoncture incertaine et à un environnement où les marges financières se resserrent.








