La Fédération Wallonie-Bruxelles se prépare à des ajustements budgétaires importants, avec des économies qui toucheront principalement le secteur de l’enseignement et la culture. Ces réductions auront un impact direct sur les enseignants, les étudiants et les acteurs culturels de la région.
Le gouvernement a annoncé que 86,7 millions d’euros seront économisés dès 2026 dans l’enseignement, secteur représentant une part majeure du budget. Parmi les mesures adoptées, les enseignants du secondaire supérieur devront désormais travailler deux heures supplémentaires par semaine, portant leur charge à 22 heures au lieu de 20.
Cette mesure, destinée à harmoniser le temps de travail entre les enseignants du secondaire inférieur et supérieur, devrait permettre de réaliser des économies substantielles. De plus, le système de fin de carrière des enseignants, le DPPR, sera ajusté pour se conformer à la législation fédérale, limitant ainsi le coût pour la Fédération.
Augmentation du minerval : un coût plus élevé pour les étudiants
L’indexation du minerval dans l’enseignement supérieur sera également mise en place après une longue période d’inaction, augmentant ainsi le coût des études. Le minerval passera de 835 euros à près de 1200 euros, ce qui représente une charge supplémentaire pour les étudiants, indique la RTBF. Ces hausses devraient permettre de réduire le poids du financement public des universités et des hautes écoles.
Le secteur culturel : des économies au détriment des acteurs locaux
Du côté de la culture, le secteur subira une réduction de 12,9 millions d’euros. Cette baisse concernera principalement la non-indexation des subventions allouées aux acteurs culturels et la suspension de la reconnaissance de nouveaux centres culturels. Le gouvernement a également décidé de réduire les aides ponctuelles pour les projets culturels, en coupant près de 13 millions d’euros dans ce domaine.
Suppression des financements pour certaines organisations de jeunesse
Les mesures prises touchent également les organisations de jeunesse liées aux partis politiques, qui perdront leurs financements d’ici 2026. Ces économies visent à rééquilibrer le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais elles soulèvent des questions sur l’impact sur les services publics et la qualité des secteurs concernés.








