L’économie belge a enregistré une croissance de 1 % en 2024, selon les dernières données officielles. Ce chiffre marque un ralentissement par rapport aux années précédentes, dans un contexte de pressions inflationnistes et d’incertitudes internationales.
Les secteurs industriels et des services ont connu des évolutions contrastées, influencées par la conjoncture économique mondiale. Entre résilience et fragilité, l’économie belge navigue dans un environnement complexe.
Une croissance modérée dans un contexte incertain
En 2024, la croissance de 1 % de l’économie belge reflète une dynamique économique en demi-teinte. Bien que positive, cette progression est inférieure aux performances des années antérieures, notamment en raison du ralentissement du commerce international et de la hausse des coûts de production. L’inflation, bien qu’en recul par rapport à 2023, a continué d’affecter la consommation des ménages et l’investissement des entreprises.
Le secteur industriel, moteur traditionnel de l’économie belge, a souffert d’une demande extérieure plus faible et de tensions sur les chaînes d’approvisionnement. À l’inverse, les services ont mieux résisté, portés par la consommation intérieure et la reprise de certaines activités post-pandémie. Les politiques économiques mises en place par le gouvernement ont tenté d’atténuer ces effets, notamment via des mesures de soutien aux et aux ménages.
Par ailleurs, le marché du travail a montré des signes de résilience, avec un taux de chômage relativement stable, bien que certains secteurs peinent à recruter. La transition énergétique et les investissements dans les infrastructures ont constitué des leviers de croissance, mais leur impact reste limité à court terme. La Banque nationale de Belgique (BNB) souligne également une incertitude persistante liée à la politique monétaire européenne et aux tensions géopolitiques, qui pourraient peser sur la reprise économique dans les mois à venir.
Des disparités sectorielles et régionales marquées
L’analyse sectorielle montre des disparités notables. L’industrie manufacturière a connu une année difficile, pénalisée par la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières. Les exportations, qui jouent un rôle clé dans l’économie belge, ont été freinées par la baisse de la demande en Europe et à l’international. À l’inverse, certains secteurs, comme la logistique et les technologies de l’information, ont continué de progresser.
D’un point de vue régional, la croissance n’a pas été uniforme. La Flandre a enregistré des performances légèrement supérieures grâce à son tissu industriel et à son dynamisme commercial. La Wallonie, plus dépendante de certaines industries lourdes, a été plus affectée par la conjoncture défavorable. Bruxelles, quant à elle, a acquis d’un secteur tertiaire solide, notamment dans les services financiers et les administrations internationales.
Les différences entre les régions s’expliquent également par la structure de leur économie et leur capacité d’adaptation aux transformations en cours. Alors que la Flandre profite de son positionnement sur le commerce international, la Wallonie tente de se redresser via des stratégies de reconversion industrielle. Bruxelles, de son côté, reste portée par son attractivité pour les investisseurs étrangers, bien que le coût de la vie puisse freiner certains développements économiques. L’enjeu pour les décideurs sera de renforcer la cohésion entre ces territoires afin d’assurer une croissance plus équilibrée à l’avenir.








