Les Belges ne traversent plus la frontière : voici pourquoi faire ses courses en France n’est plus une bonne idée

La différence de prix entre les supermarchés français et belges s’est réduite en 2025, reflétant des hausses plus marquées en France. La guerre des prix entre enseignes en Belgique limite l’intérêt des achats transfrontaliers pour de nombreux consommateurs.

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Produit retiré du supermarché
Ce produit phare des fêtes de Pâques rappelé par L'Afsca, la santé des consommateurs pourrait être en jeu ; Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Alors que faire ses cours en France représentait une véritable économie pour de nombreux Belges ces dernières années, la tendance s’inverse. Les prix dans les supermarchés français augmentent plus vite qu’en Belgique, notamment l’avantage d’acheter au-delà de la frontière.

 Les habitudes des consommateurs belges s’ajustent face à ces évolutions. Ce phénomène souligne l’importance d’adapter ses habitudes d’achat en fonction des évolutions du marché.

Une diminution des écarts de prix entre les deux pays

Depuis 2022, l’inflation a profondément modifié les comportements d’achat des Belges, notamment ceux qui traversaient régulièrement la frontière pour bénéficier de prix plus bas en France. En 2023, une étude comparant deux paniers identiques dans un Intermarché en Wallonie et un autre à Givet, en France, avait révélé une différence significative : 73,55 € côté belge contre 57,67 € côté français.

Cette économie de plus de 15 € sur 12 produits attirait de nombreux consommateurs vers les supermarchés français. Cependant, en 2025, cette différence est tombée à seulement 8 €, conséquence d’une hausse des prix plus marquée en France. Selon un expert en grande distribution, cette tendance est due à une inflation plus tardive, mais marquée en 2024 en France, affectant fortement les rayons des grandes surfaces.

Parallèlement, les achats transfrontaliers des Belges ont diminué. D’après la Fédération de l’industrie alimentaire (Fevia), les dépenses des consommateurs belges en France ont chuté de 3,1 % sur les neuf premiers mois de 2024 par rapport à 2023, passant de 362 millions d’euros à 346 millions. Cette évolution témoigne d’un rééquilibrage du rapport prix/valeur entre les deux pays, rendant moins attractif le déplacement en France pour économiser.

Une guerre des prix entre enseignes belges

En Belgique, les grandes enseignes se livrent une bataille pour fidéliser les véritables clients et contenir les hausses de prix. Des promotions agressives, comme les offres 2+3 gratuites chez Delhaize ou les baisses de prix ciblées d’Intermarché, influencent le marché. La reprise des magasins Carrefour Mestdagh par Intermarché a renforcé la pression concurrentielle, forçant des chaînes comme Colruyt à suivre les baisses de prix. Cette situation a limité l’impact de l’inflation pour les consommateurs belges, maintenant certains prix stables ou même en baisse entre fin 2023 et début 2025.

Les produits comme le Coca-Cola, le gel douche ou les céréales restent toutefois plus compétitifs en France. Cependant, certains articles comme le Nutella ou les Kinder Bueno affichent désormais un meilleur rapport qualité/prix en Belgique, soulignant l’importance pour les consommateurs de comparer les prix au kilo ou au litre avant de se déplacer.

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