Droits de douane de Trump : une bombe à retardement pour l’économie belge ?

Donald Trump augmente les droits de douane à 15 % sur les importations mondiales, un changement qui inquiète les entreprises belges, face à une incertitude persistante.

Publié le
Lecture : 2 min
Droits de douane
Droits de douane de Trump : une bombe à retardement pour l’économie belge ? Crédit : AFP | Econostrum.info - Belgique

L’annonce de la hausse des droits de douane de Donald Trump a créé un vent de panique au sein des entreprises internationales. Alors que de nombreux secteurs se préparent à affronter des conséquences économiques, les entreprises belges se trouvent au cœur de l’incertitude. Ces nouvelles mesures, marquées par un taux de 15 % sur les importations mondiales, risquent-elles de bouleverser leur fonctionnement ?

Depuis son élection, la politique tarifaire de Donald Trump a été un sujet de débat intense. En février 2026, l’ex-président des États-Unis a annoncé une augmentation de ses droits de douane, portant le taux global à 15 % au lieu des 10 % initialement prévus. Une décision qu’il justifie en s’appuyant sur des exceptions légales américaines, mais qui reste entourée d’incertitude quant à son application concrète. Ces nouvelles taxes concernent toutes les importations, mais certains secteurs, comme l’acier et l’aluminium, bénéficient déjà de taux bien plus élevés.

Des droits de douane aux effets modérés 

Pour les entreprises belges, ce changement de cap soulève plusieurs questions. Si certains secteurs sont habitués aux fluctuations tarifaires, la majorité des entreprises exportatrices n’ont pas encore ajusté leurs stratégies à ce type de bouleversement. Selon Pieter Timmermans, administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), l’impact pour les entreprises belges reste pour l’instant modéré. En janvier, une enquête menée par la FEB révélait que les entreprises n’avaient pas ressenti de manière significative les effets de l’augmentation des droits de douane, principalement en raison de stratégies d’anticipation.

Nombre d’entre elles avaient réussi à exporter de grandes quantités de produits avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs. Cependant, à mesure que ces stocks se vident, elles devront s’adapter à des prix plus élevés ou revoir leurs modèles économiques.

Les entreprises belges face à un défi majeur

L’incertitude demeure, cependant. « Beaucoup de choses peuvent encore changer« , affirme Timmermans. Les marchés financiers pourraient exercer une pression sur Trump, modifiant ainsi ses politiques douanières, tandis que les réactions politiques en Europe et ailleurs ne sont pas à exclure. L’administration américaine elle-même n’a pas précisé si des exceptions seraient maintenues ou étendues, créant un climat de préoccupation dans les milieux d’affaires.

Les entreprises belges, comme beaucoup d’autres à travers le monde, sont donc face à un défi stratégique majeur. Elles doivent anticiper les évolutions possibles, mais sans précipitation. La politique de Trump pourrait encore se modifier en fonction des résultats économiques internes aux États-Unis et de la pression internationale. À court terme, il est recommandé de « rester calme et attendre », comme le conseille la FEB. Mais à long terme, l’incertitude pourrait influencer la compétitivité des entreprises belges et leur capacité à répondre aux défis commerciaux mondiaux.

Laisser un commentaire

Share to...