La douane saisit 20 tonnes de tabac illégal, une quantité qui aurait pu faire perdre 7,6 millions d’euros de taxes à l’État belge

La douane belge a saisi 20 tonnes de tabac illégal à Lummen, empêchant une perte de 7,6 millions d’euros en taxes pour l’État.

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Douane belge
La douane saisit 20 tonnes de tabac illégal, une quantité qui aurait pu faire perdre 7,6 millions d'euros de taxes à l'État belge : Crédit : Le Vif | Econostrum.info - Belgique

Le 12 mai, la douane belge a réalisé une saisie d’une ampleur inédite à Lummen, dans la province du Limbourg. Lors de cette intervention, les autorités ont découvert 20 tonnes de tabac illégal dans un hangar situé sur l’Europaweg. En plus du tabac, la douane a également intercepté plusieurs produits annexes, tels que du papier à cigarette et un générateur, utilisés pour la fabrication de cigarettes illégales. 

Si ce tabac avait été commercialisé, l’État belge aurait perdu une somme considérable : 7,6 millions d’euros en taxes et accises. Cette saisie s’inscrit dans un contexte de lutte intensifiée contre la fraude fiscale et les réseaux criminels qui alimentent le marché parallèle du tabac en Belgique et au-delà.

Une saisie de 20 tonnes de tabac illégal

L’opération menée par la douane à Lummen est l’une des plus importantes saisies de tabac illégal de ces dernières années en Belgique. En effet, les 20 tonnes de tabac interceptées sont équivalentes à une quantité considérable de cigarettes non régulées qui auraient été mises en vente sur le marché. Ces produits auraient échappé à toute taxation légale, engendrant une perte pour l’État belge estimée à 7,6 millions d’euros, relate Le Soir.

Cette saisie montre l’ampleur du phénomène de la contrebande de tabac, un marché parallèle florissant qui échappe à la régulation fiscale et sanitaire. En Belgique, comme dans d’autres pays de l’Union européenne, les produits de tabac font l’objet de taxes élevées, destinées à dissuader la consommation et à financer des politiques de santé publique. Le trafic de tabac illégal prive donc non seulement l’État des recettes fiscales nécessaires, mais constitue aussi un danger pour la santé des consommateurs, qui n’ont aucune garantie sur la composition et la qualité de ces produits.

La douane a également saisi des précurseurs, comme du papier à cigarette, ainsi qu’un générateur. Ces éléments sont souvent utilisés pour fabriquer des cigarettes illégales sur place, une méthode qui permet aux réseaux criminels d’échapper à la surveillance des autorités tout en répondant à la demande d’un marché parallèle.

Un coup de frein pour les réseaux de contrebande

Cette saisie fait partie d’une série d’opérations menées par la douane pour démanteler les réseaux de contrebande de tabac qui opèrent en Belgique et ailleurs en Europe. Ces réseaux sont souvent bien organisés, utilisant des installations logistiques complexes pour stocker et distribuer des produits de tabac illégaux. Le fait que la douane ait pu intervenir dans un hangar à Lummen, en pleine nuit, témoigne de l’efficacité croissante des services douaniers dans la traque de ces trafics.

Les autorités belges se battent contre des réseaux de plus en plus sophistiqués qui, au-delà de la fraude fiscale, posent un véritable risque pour la santé publique. En effet, les cigarettes contrefaites et fabriquées illégalement ne sont soumises à aucun contrôle de qualité et peuvent contenir des substances nocives, augmentant les risques pour les fumeurs.

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