Les taux des crédits hypothécaires en Belgique atteignent des niveaux records depuis la fin 2023, mettant les emprunteurs sous pression. Cette hausse rapide des taux a un impact direct sur les mensualités et les coûts des prêts. Le marché immobilier pourrait-il être freiné par cette montée en flèche des taux d’intérêt ?
Actuellement, les emprunteurs souhaitant un prêt à taux fixe sur 25 ans se voient proposer des taux de 3,48 % si le montant emprunté ne dépasse pas 80 % de la valeur du bien. Si l’emprunt excède ce seuil, le taux monte à 3,5 %, selon les données d’Immotheker Finotheker, un courtier en crédits. En mars 2025, ces mêmes prêts étaient proposés à 3 %, ce qui représente une augmentation importante en seulement quelques mois.
Cette hausse des taux a un impact direct sur les mensualités des emprunteurs. Par exemple, pour un prêt de 250 000 euros sur 25 ans à 3 %, les mensualités s’élevaient à 1 180,27 euros, avec un total d’intérêts de 104 082 euros sur la durée du prêt. Avec un taux de 3,5 %, les mensualités passent à 1 244,21 euros, soit une augmentation de 64 euros par mois et un surcoût d’intérêts de 19 180 euros. Ce changement est considérable pour de nombreux ménages, déjà confrontés à une hausse généralisée du coût de la vie.
La demande de crédits hypothécaires reste forte
Malgré cette augmentation des taux, la demande de crédits hypothécaires reste forte. Selon Febelfin, les emprunteurs ont souscrit des prêts moyens de 211 000 euros pour l’achat d’un logement, et près de 250 000 euros pour une construction neuve au deuxième trimestre 2025. Cependant, cette demande commence à ralentir après plusieurs trimestres d’augmentation. La hausse des taux, combinée à l’instabilité économique, pèse sur les projets immobiliers de nombreux Belges.
Cette évolution des taux est principalement liée à la hausse des rendements des obligations d’État belges à 10 ans, qui avoisinent actuellement 3,23 %. En mars 2025, ces rendements étaient encore inférieurs à 3 %. Cette hausse des rendements a été alimentée par des tensions économiques mondiales et les craintes d’une inflation plus persistante.
Bien que les taux restent relativement bas par rapport à des niveaux historiques, leur hausse rapide a des conséquences importantes sur les emprunteurs et pourrait ralentir la reprise du marché immobilier belge en 2025. Les prêts deviennent plus chers et moins accessibles pour de nombreux ménages, ce qui pourrait freiner les projets immobiliers dans les mois à venir.








