Les communes belges où les impôts locaux augmentent de manière significative en 2026

Les impôts locaux en Belgique varient fortement d’une commune à l’autre. En 2026, certains foyers pourraient payer jusqu’à 1000 euros de plus selon leur lieu de résidence.

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Les communes belges où les impôts locaux augmentent de manière significative en 2026 Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les impôts locaux sont une réalité pour tous les citoyens, mais leur montant peut varier considérablement d’une commune à l’autre. En 2026, certaines familles se retrouveront à payer jusqu’à 1000 euros de plus que d’autres, simplement en raison de la commune où elles résident. Alors, qu’explique ces disparités et quels sont les impôts concernés par cette variation ?

En Belgique, les impôts locaux sont constitués principalement de deux types de taxes : la taxe additionnelle à l’impôt des personnes physiques (IPP) et les centimes additionnels au précompte immobilier. Ces taxes, bien que similaires d’une commune à l’autre, sont fixées par les autorités locales, ce qui entraîne de grandes différences en fonction de la politique fiscale de chaque commune. Selon une étude menée par la RTBF, deux familles ayant un profil similaire, vivant dans des logements équivalents, peuvent voir leurs impôts locaux varier de 1000 euros simplement en fonction de leur lieu de résidence.

La taxe additionnelle à l’IPP s’ajoute à l’impôt sur le revenu des personnes physiques et peut atteindre jusqu’à 8,8 % du montant dû. Par exemple, si une famille doit payer 1000 euros d’impôts sur ses revenus, une commune qui applique le taux maximal prélèvera 88 euros supplémentaires. De même, les centimes additionnels au précompte immobilier, qui concernent uniquement les propriétaires, sont calculés sur le revenu cadastral des propriétés, ajusté chaque année. Ces taxes peuvent être appliquées de manière très différente d’une commune à l’autre, selon les priorités budgétaires locales.

La flexibilité des communes face aux impôts locaux

Les communes belges peuvent décider d’augmenter ou de réduire ces taxes lors de chaque début de mandature, ce qui explique les variations d’une année à l’autre. C’est justement lors des élections communales de 2024 que les nouveaux élus ont eu l’opportunité de réajuster ces impôts, ce qui a mené à un large éventail de décisions fiscales à travers le pays.

En Wallonie et à Bruxelles, environ 79 % des communes ont décidé de ne pas toucher aux taux d’imposition, mais une série de communes ont choisi d’augmenter les centimes additionnels au précompte immobilier. Certaines, comme Wavre, La Louvière, et Hensies, ont opté pour des hausses significatives. À Bruxelles, une dizaine de communes ont augmenté ces taxes, tandis que d’autres, comme Bruxelles-Ville, ont choisi un « tax shift », c’est-à-dire un transfert de la taxation du revenu vers la propriété immobilière, afin de rendre l’imposition plus équitable.

Les impacts sur les contribuables : une charge différente selon les communes

Ces ajustements fiscaux peuvent avoir des conséquences notables sur les ménages. Par exemple, à La Louvière, une famille type pourrait voir ses impôts augmenter de 250 euros en 2026, tandis qu’à Amblève, les contribuables paieront 1000 euros de moins. Ces disparités peuvent fortement influencer le pouvoir d’achat des familles et la gestion de leurs finances au quotidien. Certaines communes, comme Bruxelles-Ville, ont compensé l’augmentation des impôts par des réductions pour les propriétaires occupant leur bien, mais cela n’a pas été le cas dans toutes les régions.

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