Depuis la guerre au Moyen-Orient, de combien les factures d’énergie ont-elles augmenté en Belgique ?

Les prix de l’énergie repartent à la hausse en Belgique, avec des factures en augmentation pour les ménages et les entreprises ces dernières semaines.

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Depuis la guerre au Moyen-Orient, de combien les factures d’énergie ont-elles augmenté en Belgique ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les factures de gaz et d’électricité augmentent en Belgique depuis fin février. Selon la Creg, la hausse reste limitée à ce stade, mais elle s’inscrit dans un contexte incertain lié aux tensions internationales et à l’évolution rapide des marchés.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février, les prix de l’énergie repartent à la hausse. D’après la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), un ménage moyen disposant d’un contrat variable a vu sa facture augmenter de 45 € en moyenne. Dans le détail, la hausse concerne surtout le gaz, avec une progression de 38 € sur la facture. L’électricité suit une tendance plus modérée, avec une augmentation estimée à 7 €. Ces évolutions restent limitées par rapport aux niveaux observés lors de la crise énergétique de 2022.

Des entreprises également touchées par la hausse

Les entreprises subissent elles aussi cette progression des prix de l’énergie. La Creg estime qu’une PME a vu sa facture de gaz augmenter de 220 € en trois semaines. Dans le même temps, la facture d’électricité a progressé d’environ 100 €. Ces hausses interviennent dans un contexte économique déjà tendu pour certaines activités. Elles peuvent peser sur les coûts de production et sur les marges, en particulier dans les secteurs fortement consommateurs d’énergie.

Face à cette évolution des prix, les comportements du marché évoluent. Les contrats fixes, qui offrent une meilleure visibilité sur les factures, deviennent moins nombreux. Selon la Creg, leur disponibilité a déjà diminué depuis début mars. Cette tendance pourrait se renforcer dans les prochaines semaines si les prix continuent d’évoluer à la hausse. Il reste possible de souscrire un contrat fixe, mais l’offre apparaît plus limitée qu’auparavant, ce qui réduit les options pour les consommateurs.

Une forte volatilité qui complique les choix

La situation actuelle se caractérise par une forte instabilité des prix. Les comparateurs d’offres ne sont pas toujours à jour en raison des variations rapides du marché. Dans ce contexte, la Creg appelle les consommateurs à la prudence. Changer de fournisseur dans l’immédiat peut comporter des risques, notamment si les conditions évoluent rapidement. Le régulateur recommande de suivre attentivement les évolutions avant de prendre une décision.

L’évolution des prix dépend largement de la situation géopolitique, notamment autour du détroit d’Ormuz, zone stratégique pour l’approvisionnement mondial en énergie. La Creg souligne que les conditions peuvent évoluer rapidement. Pour l’heure, les autorités estiment que la situation reste sous contrôle et ne justifie pas de mesures comparables à celles mises en place en 2022 et 2023, dont le coût avait atteint 4,186 milliards d’euros. Les débats restent ouverts au niveau politique, alors que plusieurs acteurs du secteur plaident pour des ajustements afin de limiter les effets de la hausse sur les consommateurs.

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