Chaque année, le Liveability Index établi par The Economist évalue les conditions de vie dans 173 villes à travers le monde, en prenant en compte des critères essentiels comme la sécurité, les soins de santé, l’éducation, la culture, l’environnement et les infrastructures. Le classement 2025 vient d’être publié, et cette édition met en lumière de nouveaux gagnants, mais aussi des absents notables.
Parmi eux, la Belgique, qui ne figure pas dans le top 10, ni même dans les positions les plus élevées. Alors, quelle place occupent les villes belges et quelles sont les raisons de cette absence en tête de classement ?
Copenhague et Vienne en tête, mais pas de ville belge parmi les meilleures
Le classement 2025 du Liveability Index place Copenhague en première position, détrônant ainsi Vienne, qui avait occupé la première place pendant trois années consécutives. Les villes européennes du Nord dominent donc le top 10, avec des villes comme Zurich, Melbourne et Sydney occupant des positions honorables. Cependant, malgré la réputation de ses capitales et de ses villes moyennes, la Belgique ne parvient pas à se glisser parmi les leaders mondiaux.
L’absence de villes belges dans les premières positions peut sembler surprenante à première vue. Des villes comme Bruxelles, qui représentent le cœur politique de l’Europe, ou des villes comme Anvers ou Liège, réputées pour leur patrimoine culturel et leur dynamisme, n’ont pas réussi à intégrer les rangs les plus élevés du classement 2025. En effet, Bruxelles, qui était classée 35e l’an passé, a encore reculé, ne figurant pas cette année parmi les 50 premières villes.
Pourquoi Bruxelles et les villes belges sont-elles absentes du top 10 ?
Le rapport 2025 met en évidence plusieurs facteurs clés qui expliquent ce classement relativement bas des villes belges :
1. Sécurité et stabilité politique
L’un des critères les plus influents dans ce classement est la sécurité, qui inclut à la fois les menaces criminelles et les incidents terroristes. Bien que Bruxelles soit une ville résolument internationale, elle a été marquée par plusieurs attentats ces dernières années, dont ceux de 2016, qui ont eu un impact durable sur l’image de la ville en termes de sécurité. D’autres grandes villes belges ont aussi été confrontées à des enjeux de sécurité qui pèsent sur leur note.
2. Infrastructures et mobilité
La mobilité et les infrastructures de transport sont également des critères essentiels. Bruxelles, bien qu’elle dispose d’un réseau de transport public étendu, reste confrontée à des problèmes de congestion et d’embouteillages. Ces défis sont de plus en plus visibles avec la croissance démographique et l’urbanisation, ce qui nuit à la fluidité de la circulation et à l’accessibilité. Ces problèmes d’infrastructure affectent directement le confort de vie et, par conséquent, la position de la ville dans le classement.
3. Qualité des services publics
Les services de santé et l’éducation sont des domaines où la Belgique a connu des améliorations, mais des défis demeurent. Bien que les hôpitaux belges offrent un excellent niveau de soins, la pression sur le système de santé et les inégalités d’accès peuvent affecter la perception de la qualité de vie. L’éducation, bien que de haut niveau, souffre parfois de manques de places et de disparités régionales qui influencent la performance globale.
4. Environnement et qualité de vie
L’environnement et la qualité de vie sont aussi des critères de plus en plus importants dans le classement des villes. La Belgique, bien qu’elle dispose de nombreux parcs et espaces verts, doit faire face à un développement urbain rapide, à des pollutions atmosphériques et à une gestion parfois insuffisante des espaces publics. Ces aspects contribuent à abaisser la note de ses principales villes par rapport à d’autres métropoles européennes comme Copenhague, qui excelle en matière de développement durable et de gestion des espaces verts.
Où se situe la Belgique sur le plan mondial ?
Si Bruxelles reste à l’écart des top 10, elle occupe cependant une place honorable au 35e rang du classement, un score qui reflète les forces et les défis de la capitale belge. D’autres villes belges comme Anvers ou Liège n’apparaissent pas dans les premières positions, et leurs performances dans le classement sont également affectées par les mêmes défis : sécurité, infrastructures et qualité de l’environnement.
Le cas de Damas et des villes en bas du classement
À l’autre extrémité du classement, Damas reste la ville la moins agréable à vivre depuis dix ans, un indicateur frappant des effets des conflits sur la qualité de vie urbaine. Bien que Bruxelles ne soit pas en bas du classement, l’absence de villes belges dans le haut du tableau peut être vue comme un appel à l’action pour une meilleure gouvernance urbaine et une prise en charge des problématiques locales.








