Chômage : la réforme pourrait coûter très cher aux CPAS wallons, voici pourquoi

Les CPAS wallons pourraient être confrontés à une pression financière croissante, en raison des coûts supplémentaires liés au chômage et à l’accompagnement des bénéficiaires.

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Chômage : la réforme pourrait coûter très cher aux CPAS wallons, voici pourquoi. Crédit : ABC Portage | Econostrum.info - Belgique

La réforme du chômage, récemment adoptée en Belgique, suscite des inquiétudes quant à son coût pour les CPAS wallons. Selon une analyse du Service public de Wallonie, cette réforme pourrait entraîner une charge de 500 millions d’euros d’ici 2030. Une situation qui interroge les élus locaux et pourrait peser lourdement sur les finances des communes.

La réforme du chômage, qui limite la durée des allocations, impacte particulièrement les CPAS wallons. D’après l’analyse du SPW Intérieur et Action sociale, les coûts engendrés par la réforme pourraient atteindre entre 497 et 558 millions d’euros entre 2026 et 2030, rapporte Le Soir. Cette somme représente un fardeau pour les communes, qui financent une partie des allocations d’insertion via la dotation communale.

Une réforme fédérale et ses ajustements

Le ministre des Pouvoirs locaux, François Desquesnes, a modéré ces chiffres en soulignant que le mode de calcul ne prend pas en compte des éléments comme la remise au travail des chômeurs exclus du système. La réforme prévoit également un bonus Van Bossuyt pour les communes ayant des plans de réintégration efficaces, ce qui pourrait partiellement compenser les coûts.

Selon l’Onem, plus de 85 000 personnes en Wallonie seront concernées par la limitation des allocations entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2027. Cela représente une pression supplémentaire sur les CPAS, qui devront accompagner ces personnes vers l’emploi ou les autres formes d’aides, tout en faisant face à une augmentation des coûts liés à cette prise en charge.

Réactions politiques autour de cette réforme du chômage

L’opposition, notamment représentée par Christie Morreale (PS), a vivement critiqué cette réforme. Elle a déploré un « abandon des CPAS », appelant à des mesures d’accompagnement pour éviter un « tsunami social ». En somme, la réforme du chômage représente un défi majeur pour les CPAS wallons, qui devront faire face à des coûts élevés, sauf ajustements à venir pour les soutenir dans cette transition.

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