L’Office national de l’Emploi (Onem) va bientôt avertir environ 43.000 demandeurs d’emploi de la fin de leur droit aux allocations chômage. Ces courriers seront envoyés à partir du lundi 13 octobre et concerneront des personnes touchées par une réforme visant à limiter la durée des allocations.
Depuis l’introduction de la réforme des allocations de chômage, qui a été approuvée par le gouvernement fédéral, les droits aux allocations sont désormais conditionnés à la durée du chômage et au passé professionnel. Cette mesure a des conséquences directes pour un grand nombre de demandeurs d’emploi, en particulier ceux qui se trouvent dans la troisième période d’indemnisation. À partir du 1er mars 2026, près de 43.000 personnes perdront leur droit à ces allocations. Ce changement vise à encourager la reprise d’activité, tout en cherchant à ajuster les coûts du système de sécurité sociale.
Les personnes aux chômage concernées par le courrier de l’ONEM
Les lettres envoyées par l’ONEM à partir du 13 octobre concerneront spécifiquement ceux qui ont accumulé entre huit et vingt ans de chômage complet au cours de leur carrière. Les bénéficiaires de ces lettres seront informés de la date de fin de leurs allocations, prévue pour le 1er mars 2026. L’envoi des lettres se fera d’abord par courrier postal, mais une version électronique sera également disponible via l’eBox dès le samedi 11 octobre. Il s’agit d’un suivi des premières lettres envoyées en septembre aux personnes ayant plus de 20 ans de chômage complet.
Les demandeurs d’emploi qui se trouvent dans la première et la deuxième période d’indemnisation devront attendre encore quelques mois avant de recevoir une lettre d’avertissement. Ces derniers perdront leurs allocations à partir d’avril 2026, après avoir cumulé moins de huit années de chômage. Cette révision des allocations de chômage fait partie d’une série de réformes visant à mieux adapter les prestations sociales aux évolutions du marché de l’emploi.
Bien que ces ajustements puissent sembler nécessaires pour certains, ils soulèvent également des préoccupations concernant la sécurité des personnes les plus vulnérables, notamment celles qui rencontrent des difficultés à retrouver un emploi après de longues périodes de chômage.








