La réforme du chômage est entrée en vigueur. Les droits tombent, les appels à l’aide se multiplient. Partout en Wallonie, les guichets voient affluer les demandeurs d’emploi. Une nouvelle réalité s’impose aux services publics de l’emploi.
Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle phase de la réforme des allocations de chômage est appliquée. Résultat : plusieurs milliers de Wallons ont déjà perdu leurs droits, avec d’autres vagues d’exclusions attendues dans les mois à venir.
Cette évolution touche des profils divers, souvent précaires ou éloignés de l’emploi. Pour ces personnes, l’urgence est double : retrouver un revenu et se réinsérer professionnellement dans un marché du travail de plus en plus exigeant.
Le Forem en première ligne
Face à cet afflux, le Forem, opérateur public de l’emploi en Wallonie, a renforcé son dispositif d’accueil. Selon sa porte-parole Sophie Hustin, des moyens supplémentaires ont été mobilisés pour fluidifier la prise en charge, sans dégrader la qualité de l’accompagnement, rapporte RTL Info.
Les équipes de première ligne doivent gérer des situations complexes, marquées par l’inquiétude, voire la détresse. L’accompagnement ne se limite plus à la mise à jour d’un CV : il faut stabiliser émotionnellement, puis orienter vers des solutions concrètes.
Une offre de formation élargie
Pour répondre à la diversité des profils, le Forem propose désormais plus de 5 500 formations. Celles-ci sont accessibles via le réseau interne ou en partenariat avec d’autres opérateurs. L’objectif est d’adapter rapidement les compétences aux besoins du marché local.
L’accent est mis sur les métiers en tension et les compétences transversales, afin de maximiser les chances de réinsertion. Cet accompagnement est jugé essentiel pour les personnes peu qualifiées, souvent les plus vulnérables à l’exclusion durable.
Un pic des personnes exclues du chômage attendu en février
Depuis l’été 2025, les inscriptions augmentent progressivement. Mais selon les prévisions du Forem, le mois de février marquera un point critique, avec un afflux massif de personnes exclues du chômage.
L’institution dispose actuellement de 1 200 conseillers répartis sur 200 sites. Reste à savoir si ce maillage suffira à absorber la pression, alors que les enjeux sociaux liés à cette réforme dépassent largement le seul champ de l’emploi.








