La réforme du chômage a franchi une nouvelle étape en ce début d’année. Depuis le 1er janvier, les premières exclusions sont effectives. Les centres publics d’action sociale (CPAS) s’organisent pour absorber la hausse attendue des demandes.
La réforme du chômage, portée par le gouvernement fédéral, prévoit l’exclusion progressive de 194 000 personnes du système d’indemnisation d’ici juillet 2027. La première vague, entrée en vigueur le 1er janvier 2026, touche environ 20 000 chômeurs. Ces personnes, qui ne remplissent plus les conditions d’accès aux allocations, devront désormais se tourner vers d’autres formes d’aide, notamment l’assistance sociale des CPAS.
Selon la Fédération des CPAS, entre 6 000 et 8 000 personnes concernées par cette première vague pourraient solliciter une aide financière dans les semaines à venir, rapporte RTL Info. Ce chiffre correspond à 30 à 40 % des exclus, une proportion jugée probable sur la base des retours de terrain et des précédentes réformes sociales.
Des CPAS préparés mais sous pression à cause de la réforme du chômage
Les CPAS, en particulier dans les grandes villes, anticipent une charge de travail supplémentaire. Pour y faire face, plusieurs mesures ont été prises en amont : renforcement du personnel, création de cellules dédiées au traitement des dossiers issus de la réforme et mise à jour des logiciels de gestion administrative.
Mais les responsables insistent : cette première vague n’est qu’un préambule. Une seconde phase, prévue dans les six prochains mois, devrait concerner 90 000 personnes supplémentaires. L’ampleur du processus suscite des préoccupations logistiques, d’autant plus que les CPAS doivent gérer d’autres missions sociales en parallèle.
Une montée progressive de la précarité redoutée
Si l’afflux ne se fait pas d’un seul coup, l’effet cumulé des exclusions risque de s’intensifier dans la durée. Les CPAS rappellent que l’accompagnement ne se limite pas à l’octroi d’un revenu d’intégration. Il inclut des suivis personnalisés, des démarches de réinsertion et parfois des solutions d’urgence. Ce travail demande du temps, des moyens humains et de la stabilité budgétaire.
La réforme, bien qu’encadrée par des objectifs de responsabilisation, interpelle les acteurs de terrain. La capacité réelle des CPAS à absorber cette vague sociale reste une question ouverte, sur fond d’inégalités territoriales et de pressions budgétaires croissantes.








