Chômage en Belgique : le nombre de demandeurs complets en hausse en 2025, mais pourquoi ?

Le chômage complet augmente légèrement en Belgique en 2025, tandis que le chômage temporaire enregistre une forte baisse, selon l’Onem.

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Chômage en Belgique : le nombre de demandeurs complets en hausse en 2025, mais pourquoi ? Crédit : Belga | Econostrum.info - Belgique

Le chômage en Belgique a connu une évolution contrastée en 2025. Tandis que le nombre de chômeurs complets indemnisés a enregistré une légère hausse, le chômage temporaire a fortement diminué. Selon le rapport annuel de l’Office national de l’Emploi (Onem), cette tendance inversée marque un changement dans le paysage du marché du travail.

En 2025, le nombre de chômeurs complets indemnisés a enregistré une légère hausse, augmentant de 1,1 % par rapport à 2024. En moyenne, 288.077 personnes ont perçu des indemnités de chômage complet chaque mois, contre 284.859 l’année précédente. Cette hausse s’est surtout faite sentir en fin d’année, comme l’a souligné Jean-Marc Vandenbergh, l’administrateur général de l’Onem.  L’évolution a été particulièrement marquée en Flandre, où le nombre de chômeurs complets indemnisés est passé de 103.618 à 105.917, soit une hausse de 2,2 %.

À Bruxelles, la hausse a été plus modeste, enregistrant 1,3 %, passant de 60.506 à 61.303 personnes. En Wallonie, la différence était minime, avec quelques dizaines de personnes supplémentaires inscrites, indique la RTBF.

Le chômage temporaire en forte baisse

À l’inverse, le chômage temporaire a enregistré une baisse nette en 2025, de l’ordre de 20,2 %. Le nombre moyen de travailleurs en chômage temporaire a chuté à 101.003 personnes, contre 126.574 en 2024. Ce recul indique une stabilisation dans certains secteurs, où l’usage du chômage temporaire semble avoir diminué de manière significative. Cette baisse peut être expliquée par un retour à la normale dans des secteurs moins touchés par des ajustements économiques temporaires, après la crise sanitaire ou d’autres périodes d’incertitude.

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Crédit : Econostrum

 

Les allocations d’interruption ont aussi connu une légère progression en 2025, touchant 244.000 travailleurs, soit une augmentation de 1,5 % par rapport à l’année précédente. Ces allocations sont souvent accordées pour des congés de longue durée, notamment pour des motifs personnels comme la parentalité. Les congés thématiques, qui incluent des congés pour raisons familiales, ont également vu leur nombre augmenter de 2,6 %, tandis que les crédits-temps ont progressé de 1,8 %.

Toutefois, les interruptions de carrière ont connu une diminution de 3,5 %, suggérant un ralentissement des demandes de congé de longue durée pour des raisons professionnelles.

La parentalité en tête des interruptions

Les interruptions de carrière pour des motifs liés à la parentalité demeurent les plus fréquentes. En 2025, elles ont représenté 54,4 % du total des interruptions. Cette proportion élevée peut être attribuée à des politiques favorisant les congés parentaux et la possibilité pour les parents de concilier vie professionnelle et familiale. Le soutien à la parentalité reste une priorité dans les politiques sociales belges, ce qui se reflète dans ces chiffres.

La répartition géographique des allocations met en évidence des différences importantes entre les régions. En 2025, 41,9 % des allocations ont été allouées aux bénéficiaires en Flandre, 40,3 % en Wallonie, et 17,7 % à Bruxelles. Ces chiffres montrent une distribution relativement équilibrée entre la Flandre et la Wallonie, avec Bruxelles en retrait. Le total des allocations versées pour le chômage, les crédits-temps et les congés thématiques s’élevait à 6,59 milliards d’euros en 2025.

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