À partir de janvier 2026, plusieurs secteurs en Belgique vont voir la valeur de leurs chèques-repas augmenter. Cette décision fait partie d’un effort visant à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs face à une norme salariale figée. Quels secteurs sont concernés et quelles sont les implications de cette mesure pour les employés ?
Le système des chèques-repas est un avantage salarial bien établi en Belgique, apprécié par de nombreux travailleurs. Toutefois, dans un contexte économique tendu où les hausses salariales sont limitées, les chèques-repas deviennent un moyen clé d’améliorer le pouvoir d’achat des employés.
Ainsi, l’augmentation des chèques-repas à partir de janvier est une réponse aux attentes des syndicats, mais aussi une manière pour les entreprises de maintenir l’attractivité de leurs conditions de travail. En effet, alors que la norme salariale pour les années à venir reste de 0 %, la hausse des chèques-repas se veut une compensation directe pour les travailleurs.
Les secteurs qui bénéficieront de la hausse des chèques-repas
Concrètement, plusieurs secteurs bénéficient de cette hausse. Le secteur alimentaire, par exemple, verra le montant des chèques-repas augmenter de 1 euro par jour travaillé. Les entreprises de ce secteur, qui emploient plus de 100 000 personnes en Belgique, peuvent également envisager des augmentations supplémentaires si les syndicats parviennent à un accord avec la direction.
Le secteur des carburants n’est pas en reste : à partir de janvier, les travailleurs verront leur montant de chèques-repas augmenter de 2 euros, atteignant ainsi 3,09 euros par jour pour ceux qui n’en recevaient pas encore. En parallèle, dans le secteur du papier et du carton, un accord devrait permettre une hausse similaire, bien que la négociation continue jusqu’à la fin du mois de janvier.
Tous les travailleurs n’auront pas droit à cet avantage
Cependant, il est important de noter que tous les travailleurs ne bénéficient pas de cette mesure. Les chèques-repas ne sont pas garantis dans chaque entreprise, bien que plus de 70 % des travailleurs en Belgique en profitent selon l’ONSS. Le montant exact des chèques-repas peut varier d’une entreprise à l’autre, et bien que le montant maximal pourrait passer de 8 à 10 euros par jour en 2026, ce n’est pas une règle uniforme.
Cette initiative ne manquera pas de susciter des débats, notamment sur son efficacité à véritablement soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs à long terme. Malgré les avantages immédiats de cette mesure, elle soulève aussi la question de l’équité entre les différents secteurs et les inégalités possibles entre les entreprises.
Dans tous les cas, l’augmentation des chèques-repas apparaît comme une réponse temporaire aux défis économiques actuels. Les prochaines négociations salariales seront sans doute cruciales pour comprendre si ce type de mesure pourra être étendu à d’autres secteurs ou adapté aux nouvelles réalités économiques.








