Les travailleurs belges risquent de ne pas voir l’augmentation de la valeur des chèques-repas à 10 euros dès janvier 2026. En raison de l’impasse politique, cette réforme pourrait être reportée, privant ainsi les travailleurs d’une augmentation importante de leur pouvoir d’achat.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement belge avait annoncé son intention de réévaluer la valeur maximale des chèques-repas, en passant de 8 à 10 euros. L’objectif était d’offrir une augmentation nette de 2 euros par jour pour les salariés à temps plein, ce qui correspond à environ 480 euros supplémentaires par an. En outre, l’augmentation de la contribution des employeurs à ces chèques visait à soutenir les revenus des travailleurs tout en réduisant le fossé entre le travailleur salarié et les non-actifs. Toutefois, l’absence d’un accord budgétaire avant la fin de l’année 2025 pourrait empêcher la mise en place de cette mesure dès janvier 2026.
Les retards dans l’adoption de la loi ont entraîné des critiques sévères de la part de certains membres de l’opposition. Vincent Van Quickenborne, un député de l’Open VLD, a souligné auprès de HLN que ce report constitue une violation des attentes des travailleurs, qui se voient déçus par l’incapacité du gouvernement à honorer ses engagements. Selon lui, les travailleurs sont les principaux perdants de cette situation, d’autant plus que la réforme des chèques-repas faisait partie d’un ensemble de mesures censées soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs à travers une meilleure compensation.
Des chèques-repas victimes de l’impasse dans les discussions sur la réforme fiscale
Le ministre des Finances, Jan Jambon, a reconnu que les discussions pour la réforme fiscale, y compris l’augmentation des chèques-repas, sont actuellement dans l’impasse. Si l’accord n’est pas conclu avant la fin de l’année, la valeur des chèques-repas restera fixée à 8 euros, ce qui représente une déception pour les travailleurs qui espéraient un soutien immédiat. Pourtant, malgré l’incertitude politique, certaines entreprises pourraient décider de rehausser la valeur des chèques-repas à 10 euros de manière privée, même si cela ne bénéficiera pas immédiatement d’un avantage fiscal pour les employeurs.
Cette décision pourrait avoir des répercussions variables selon les secteurs, mais elle ne compensera pas entièrement l’absence de réforme législative.








