Voici tout ce qui change en Belgique à partir de ce 1er septembre 2025

Plusieurs réformes importantes entrent en vigueur en Belgique le 1er septembre 2025, affectant la santé, les prix, la mobilité et la consommation.

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Voici tout ce qui change en Belgique à partir du 1er septembre 2025 : Crédit : Montage EDA | Econostrum.info - Belgique

À partir du 1er septembre 2025, plusieurs réformes importantes entrent en vigueur en Belgique, touchant divers secteurs de la vie quotidienne. Ces changements concernent principalement la santé, l’économie, le transport et les normes environnementales. 

Ils visent à améliorer l’efficacité administrative, à réagir aux évolutions économiques et à renforcer la sécurité sanitaire. Ces nouvelles mesures auront un impact direct sur les citoyens et les entreprises belges, redéfinissant certains aspects de la vie professionnelle et personnelle.

Augmentation des tarifs de stationnement à Bruxelles

Les automobilistes bruxellois devront s’attendre à une hausse importante des tarifs de stationnement à partir du 1er septembre 2025. En effet, les tarifs pour se garer en zone verte passeront de 3 à 5,50 euros pour deux heures, tandis qu’en zone grise ou rouge, le prix de stationnement augmentera de 5 à 9,20 euros. Cette révision tarifaire a été décidée par Parking.brussels, et les nouveaux montants ont été approuvés par le Conseil communal de Bruxelles au mois de juin.

Cette hausse des prix vise à inciter les conducteurs à réduire l’utilisation de leurs véhicules dans le centre-ville, un objectif soutenu par la municipalité qui cherche à décongestionner les zones urbaines. Les autorités espèrent également que cette mesure encouragera l’utilisation des transports publics et des modes de transport plus écologiques, comme la marche ou le vélo. Si cette augmentation pourrait poser un fardeau supplémentaire pour les conducteurs, elle s’inscrit dans une stratégie plus large de gestion de la mobilité urbaine.

Interdiction de certains produits cosmétiques contenant du TPO

Un autre changement majeur concerne les produits cosmétiques à base de Trimethylbenzoyl Diphenylphosphine Oxide (TPO), qui seront interdits dans toute l’Union européenne à partir du 1er septembre 2025, annonce Le Soir. Ce produit chimique est utilisé dans des produits tels que les vernis à ongles semi-permanents pour accélérer le séchage sous lampe UV ou LED. Cependant, le TPO a été récemment classé comme toxique pour la reproduction par l’Agence européenne des produits chimiques.

Bien que le TPO ne soit pas considéré comme cancérogène ni mutagène, il présente des risques pour la fertilité et le développement embryonnaire, et peut provoquer des irritations cutanées. Cette interdiction vise à protéger la santé des consommateurs en éliminant les substances potentiellement dangereuses des produits cosmétiques couramment utilisés. Les entreprises devront se conformer à cette nouvelle réglementation sous peine de voir leurs produits retirés du marché européen.

Le Sportpaleis d’Anvers devient l’AFAS Dome Antwerpen

Le célèbre Sportpaleis d’Anvers change également de nom à partir du 1er septembre 2025. Désormais, la salle de concert et d’événements sportifs sera connue sous le nom d’AFAS Dome Antwerpen, en raison d’un partenariat avec la société néerlandaise de logiciels AFAS. Ce changement de nom fait partie d’une série d’accords de parrainage et de sponsoring dans le secteur des événements.

Cette nouvelle dénomination vise à renforcer la visibilité de la marque AFAS tout en conservant l’empreinte historique et culturelle du Sportpaleis. Le changement de nom n’affecte pas l’architecture ni l’usage de la salle, mais marque un tournant dans son identité commerciale. Ce partenariat illustre l’importance croissante du mécénat et du sponsoring dans le secteur des loisirs et des événements en Belgique.

Changement pour les médecins et les dentistes : la facturation électronique obligatoire

Une des grandes réformes touchant directement les professionnels de la santé concerne la facturation des prestations médicales. À partir du 1er septembre, les médecins et les dentistes devront obligatoirement facturer leurs services aux mutualités par voie électronique. Cette nouvelle obligation vise à réduire le risque d’erreurs de facturation, à simplifier l’administratif et à accélérer le processus de paiement. Cette réforme concerne toutes les prestations de santé réalisées en ambulatoire, c’est-à-dire en dehors d’une hospitalisation, que les médecins ou les dentistes appliquent ou non le tiers payant.

Le système de facturation électronique est déjà largement adopté dans le secteur, selon l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). Pour chaque consultation, le patient recevra un justificatif des montants payés, soit en version papier, soit dans son eBox si ce dernier a donné son accord. Cette mesure devrait améliorer la transparence des coûts et rendre les transactions entre les professionnels de la santé, les patients et les mutualités plus fluides.

Évolution des prix des produits en pharmacie : une nouvelle flexibilité

À partir du 1er septembre, les prix de certains produits en pharmacie vont connaître des ajustements, suite à une décision de l’Association pharmaceutique belge (APB). Les produits dont le prix est non réglementé, tels que certains cosmétiques ou compléments alimentaires, pourront désormais voir leur prix évoluer. Jusqu’à présent, les prix des produits non remboursés étaient souvent indicatifs, mais désormais, chaque pharmacien pourra fixer son propre tarif en fonction de son prix d’achat, de la marge qu’il souhaite appliquer et d’autres facteurs.

Cette réforme concerne principalement des produits comme les médicaments vétérinaires non remboursables, les cosmétiques, les biocides, et certains produits de santé non remboursables. En revanche, les médicaments à usage humain, ainsi que les produits de soins remboursables par l’Inami, ne seront pas concernés par cette mesure. Ce changement vise à accorder une plus grande flexibilité aux pharmaciens tout en garantissant la transparence pour les consommateurs.

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