L’été 2025 s’annonce particulièrement sec et chaud en Belgique, avec des prévisions indiquant une élévation des températures de 0,5 à 1 degré par rapport à la normale. Ces informations sont basées sur des modèles météorologiques fiables, notamment européens et américains, qui montrent une tendance claire à un été plus sec que la moyenne.
David Dehenauw, météorologue à l’Institut royal météorologique (IRM), prévient que la Belgique doit se préparer à une situation similaire à celle de 2024, où 26 jours ont été qualifiés de « dangereux » en raison de la chaleur. Si cette prévision n’est pas encore une certitude, les indices sont suffisamment fiables pour anticiper des impacts sur l’environnement et les habitudes des Belges.
Les prévisions météorologiques et leurs fondements
David Dehenauw, reconnu pour sa réserve en matière de pronostics climatiques, a insisté sur la robustesse des modèles saisonniers qui prévoient un été 2025 plus chaud que la moyenne, relate Sudinfo. Selon le modèle américain CFS, les températures devraient dépasser les moyennes habituelles de 0,5 à 1 degré, une tendance confirmée par les données européennes. Les éléments utilisés pour établir ces prévisions ne relèvent pas de simples intuitions, mais se fondent sur des données concrètes telles que la température de l’eau de mer et la sécheresse des sols.
Les modèles météorologiques utilisés, qui ont démontré une grande précision par le passé, ont prévu des étés plus secs que la normale avec une grande exactitude. Depuis 2017, ces prévisions se sont avérées exactes à plusieurs reprises, avec quatre étés sur cinq correspondant à des conditions plus sèches que la normale. Cette fiabilité a poussé Dehenauw à sortir de son habituel silence pour alerter le public sur la probabilité élevée d’un été particulièrement chaud et sec. La tendance à la chaleur accrue s’inscrit également dans une dynamique plus large, observée sur plusieurs années, liée au changement climatique. En effet, le nombre de journées où les températures dépassent les 30°C a nettement augmenté au fil des décennies, passant de 2,3 journées par an entre 1961 et 1990 à 5,3 jours par an sur la période 1991-2020.
Les mesures prises en Flandre face à la sécheresse
La sécheresse marquée qui touche déjà une grande partie de la Belgique a poussé les autorités à agir rapidement, notamment en Flandre. Des mesures concrètes ont été mises en place dès le mois de mars en raison du faible niveau des précipitations, avec seulement 13 millimètres de pluie enregistrés à Gistel en mars et avril, bien en dessous de la normale de 100 mm. Les niveaux des nappes phréatiques et des cours d’eau continuent de baisser, surtout dans l’ouest et le nord de la Flandre. La gouverneure de la Flandre-Orientale, Carina Van Cauter, a réuni les responsables locaux pour gérer cette crise. Il est désormais interdit de pomper de l’eau dans de nombreux cours d’eau et fossés publics dans cette région. Des restrictions similaires sont envisagées en Flandre-Occidentale.
Les experts et autorités mettent en garde contre l’aggravation de la situation si les conditions de sécheresse persistent. La gestion de l’eau devient cruciale, et la Flandre s’efforce d’anticiper une situation qui pourrait encore se détériorer avec l’arrivée de l’été. Les mesures déjà prises sont considérées comme nécessaires pour éviter des pénuries d’eau et pour limiter l’impact de la sécheresse sur l’agriculture et d’autres secteurs dépendants des ressources en eau. L’IRM a également rappelé que la gestion préventive est primordiale pour éviter des désastres naturels comme ceux observés lors de l’été 2021, marqué par des inondations dévastatrices.
Les prévisions à moyen terme montrent que le climat continuera à se réchauffer, avec des effets bien visibles sur la gestion des ressources en eau. La Belgique se prépare à un été où la combinaison de chaleur extrême et de sécheresse pourrait poser des défis supplémentaires pour la société.








