Des centaines d’emplois en jeu après la fermeture d’un site de production en Belgique

Un site de production en Belgique prévoit sa fermeture d’ici 2026, menaçant de nombreux emplois, en raison de la baisse de la demande et des coûts élevés.

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Des centaines d’emplois en jeu après la fermeture d’un site de production en Belgique. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Une nouvelle annonce frappe la région de Lanaken, dans le Limbourg : le groupe américain Celanese a décidé de fermer son site de production de fibres d’acétate d’ici la fin de 2026. Cette décision, qui pourrait entraîner la perte de 160 emplois, est un coup dur pour les employés et pour l’économie locale. Une annonce qui soulève de nombreuses questions sur l’avenir de l’industrie belge.

Le groupe Celanese, acteur majeur dans le domaine des matériaux et des produits chimiques, a justifié cette fermeture par une série de facteurs économiques et industriels. Le marché des fibres d’acétate, utilisées notamment dans la fabrication de filtres pour cigarettes, rencontre des difficultés importantes. La demande a chuté ces dernières années en raison de la baisse de la consommation de tabac et de l’intensification des réglementations environnementales qui encadrent la production de ce type de matériaux.

Le site de Lanaken, qui souffre également de coûts énergétiques et opérationnels élevés, ne serait plus rentable, selon le groupe.

Une réduction des dépenses qui impacte plusieurs emplois

Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large d’optimisation des coûts. Celanese, afin de rester compétitif sur le long terme, cherche à réduire ses dépenses dans des unités moins rentables. Pour l’entreprise, la fermeture de Lanaken permettrait de réaliser des économies substantielles, tout en concentrant ses ressources sur des sites de production plus stratégiques. Mais pour la communauté locale, cette annonce représente un choc, car elle menace directement les emplois de 160 travailleurs.

Les syndicats et les autorités locales réagissent vivement à cette décision. Testachats, par exemple, estime que cette fermeture pourrait avoir des répercussions graves sur l’économie régionale. Pour les travailleurs concernés, cette situation pourrait mener à un chômage ou à une reconversion professionnelle difficile. Les syndicats exigent des mesures de soutien, telles que des plans de reclassement et des indemnités de licenciement, rapporte RTL Info.

Cette fermeture met également en lumière un problème plus large pour l’industrie belge : la difficulté de maintenir une compétitivité durable face aux fluctuations du marché et aux réglementations environnementales de plus en plus strictes. Les entreprises, en particulier celles du secteur chimique, doivent s’adapter à un monde en constante évolution, avec des coûts énergétiques élevés et des exigences de plus en plus strictes en matière de durabilité.

 

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