SNCB, TEC, De Lijn : ce que gagne un conducteur en Belgique

Grèves et tensions relancent les questions autour des salaires et conditions de travail des conducteurs de trains et de bus dans les transports publics.

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SNCB, TEC, De Lijn : ce que gagne un conducteur en Belgique. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Alors que les transports publics belges sont à l’arrêt pour plusieurs jours, le débat sur les conditions salariales des conducteurs de trains et des chauffeurs de bus ressurgit. Entre salaires, primes, congés et pensions, ces métiers souvent comparés cachent des réalités très différentes. Derrière les conflits sociaux actuels, une question persiste : que gagne-t-on vraiment quand on conduit un train ou un bus en Belgique ?

Les transports publics belges emploient environ 3 300 conducteurs de train et 3 500 chauffeurs de bus, répartis entre la SNCB, le TEC et De Lijn. Si leurs missions sont comparables en apparence, les réalités professionnelles et financières qu’ils vivent varient largement selon le statut, l’ancienneté et l’employeur. Chez la SNCB, la formation de conducteur de train dure un an.

Pendant cette période, la rémunération nette est de 2 100 euros par mois. Après l’entrée en fonction, elle passe à 2 400 euros, pour atteindre 3 200 euros après vingt ans de carrière. Les chauffeurs de bus du TEC débutent à 2 200 euros nets par mois, avec une progression plus limitée : 2 455 euros après vingt ans de service. Leur rémunération évolue donc plus lentement que celle des conducteurs de train, explique RTL Info.

Avantages financiers et horaires des conducteurs de trains et chauffeurs de bus

Les conducteurs de train reçoivent des chèques-repas de 6,50 euros, un 13e et un 14e mois, une prime de productivité variable, et bénéficient de 50 jours de congé (24 jours légaux, 13 de crédit, 13 de compensation). Ils travaillent selon un horaire tournant sur 24 heures, avec des sursalaires pour les nuits et samedis, et une double rémunération les dimanches et jours fériés.

Les chauffeurs de bus perçoivent, eux, des chèques-repas de 8 euros, un 13e mois, un sursalaire horaire pour les nuits (1,96 euro), une majoration de 10 % le samedi, et un double salaire les dimanches et jours fériés. Leur nombre de jours de congé varie entre 25 et 30, en fonction de l’ancienneté.

Dans les deux cas, une heure de récupération est prévue chaque jour où la température atteint ou dépasse 27 °C.

Santé, mobilité et pension : les régimes divergent

Les conducteurs de train bénéficient d’une assurance hospitalisation familiale gratuite, d’un abonnement de train dans le Benelux et de la mutuelle des chemins de fer. Les chauffeurs de bus accèdent à une assurance hospitalisation gratuite pour eux-mêmes, avec tarifs préférentiels pour leur famille, et disposent d’un système d’épargne-pension.

Sur le plan des pensions, les différences sont structurelles : Conducteurs de train : départ possible dès 55 ans (30 ans de service), pension équivalente à 75 % de la moyenne des salaires des quatre dernières années. Chauffeurs de bus : soumis au régime privé, pension calculée sur l’ensemble de la carrière

Un sujet au cœur des tensions sociales

Cette mise en lumière intervient alors qu’une grève de cinq jours perturbe les transports en commun. Le personnel du TEC proteste contre des économies dans le contrat de service public. Du côté de la SNCB, les syndicats rejettent un avant-projet de réforme ferroviaire. Dans ce contexte, les différences de traitement entre les professions relancent le débat sur l’équité, la valorisation du service public et les limites des ajustements budgétaires.

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