À partir de ce mardi, 31 mars 2026, un changement important concerne la validité des cartes d’identité électroniques pour les Belges âgés de plus de 75 ans. Ce groupe devra désormais renouveler leur carte tous les 10 ans au lieu de tous les 30 ans. Une décision qui, bien qu’ayant des raisons techniques, pourrait bouleverser les habitudes administratives et affecter le quotidien de nombreuses personnes âgées.
Jusqu’à maintenant, les Belges de plus de 75 ans bénéficiaient d’une carte d’identité électronique valable pendant 30 ans. Cette règle avait été mise en place pour alléger la charge administrative pour cette tranche de population, afin d’éviter des frais et démarches répétitives. Cependant, cette politique a été remise en question, notamment à cause des certificats électroniques intégrés aux cartes d’identité.
Les raisons du changement touchant les cartes d’identité électroniques
Les cartes d’identité électroniques belges sont équipées de certificats permettant l’identification en ligne et la signature électronique. Cependant, ces certificats ont une durée de validité de 10 ans. Après cette période, bien que la carte physique reste valide, les services numériques intégrés deviennent inopérants. Cela a posé problème, car de nombreuses personnes âgées ne pouvaient plus utiliser leur carte pour s’identifier en ligne ou signer des documents électroniques, bien qu’elle fût encore valide sur le plan physique.
Ainsi, le gouvernement a décidé de réduire la validité des cartes d’identité des plus de 75 ans à 10 ans, pour garantir que les certificats électroniques restent valides et fonctionnels, permettant ainsi une utilisation continue des services numériques, souligne le Soir.
Les mesures de soutien pour les citoyens âgés
Cette mesure pourrait créer une nouvelle contrainte pour les personnes âgées, qui ne sont pas toujours en mesure de se rendre facilement dans les administrations communales pour renouveler leur carte. En réponse à cela, des mesures d’accompagnement sont prévues. Le porte-parole du SPF Intérieur, Koen Schuyten, a expliqué que des solutions seraient mises en place pour assister les citoyens qui éprouvent des difficultés à se déplacer.
Des agents pourraient être envoyés dans certaines communes pour aider les citoyens âgés à renouveler leur carte sans avoir à se déplacer. Des dispositifs d’accompagnement supplémentaires pourraient aussi être mis en œuvre pour faciliter la transition.
Une charge administrative accrue ?
Cette réforme pourrait augmenter la charge de travail pour les administrations locales. Si de nombreux citoyens âgés doivent renouveler leur carte plus fréquemment, cela risque de créer une surcharge de travail dans les communes, en particulier celles à ressources limitées. Cette pression supplémentaire pourrait ralentir les processus administratifs, en particulier pour les petites communes où les services sont souvent plus restreints.
Cela soulève des questions sur l’efficacité du système et la capacité des administrations à gérer cette nouvelle contrainte. Toutefois, le gouvernement s’engage à simplifier autant que possible cette procédure et à fournir une assistance adéquate aux plus vulnérables.
Une adaptation nécessaire aux services numériques
L’introduction de cette nouvelle règle s’inscrit dans une volonté d’adaptation des services publics à l’ère numérique. L’objectif est d’assurer une continuité dans l’accès aux services en ligne pour tous les citoyens, y compris les plus âgés. En permettant à ceux-ci de renouveler plus souvent leur carte d’identité électronique, l’État entend leur garantir un accès continu à l’identification et à la signature électroniques, deux outils de plus en plus utilisés pour les démarches administratives.
Cela permet également de renforcer la sécurité des processus numériques en garantissant que les certificats électroniques restent valides et à jour. Ce changement est une réponse aux défis numériques croissants et au besoin de moderniser les services publics.








